Publié le 1er octobre 2025 11:57:00. Les pays du G7 s’apprêtent à renforcer significativement les sanctions économiques contre la Russie, dans une tentative coordonnée de contraindre Moscou à mettre fin à son offensive en Ukraine. Cette nouvelle vague de mesures pourrait cibler en particulier les revenus pétroliers russes et les entreprises qui contournent les sanctions existantes.
- Le G7 envisage de nouvelles sanctions contre les secteurs clés de l’économie russe, notamment l’énergie, la finance et la production de munitions.
- L’Union européenne étudie également un nouveau paquet de sanctions, incluant l’interdiction des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe d’ici 2027.
- Les discussions portent également sur l’utilisation des avoirs de la Banque centrale russe gelés pour soutenir financièrement l’Ukraine.
Les ministres des Finances du G7 se sont accordés sur la nécessité d’une action concertée pour accroître la pression sur la Russie. Selon un projet de document révélé par Bloomberg, les pays membres estiment qu’il est temps de renforcer la résistance de l’Ukraine et de limiter sérieusement la capacité de Moscou à poursuivre la guerre. Le ministre des Finances japonais, Kato Katsunobu, a confirmé avoir participé à une réunion virtuelle à ce sujet, soulignant l’unité des pays du G7 sur cette question.
Les nouvelles sanctions envisagées visent à maximiser la pression sur les exportations de pétrole, principale source de revenus de la Russie. Cela pourrait se traduire par un durcissement des restrictions à l’encontre des grandes compagnies pétrolières russes, des navires transportant du pétrole russe et des transactions énergétiques. L’objectif est de couper les sources de financement du conflit en Ukraine.
Parallèlement, l’Union européenne explore des moyens d’utiliser les 140 milliards d’euros (environ 24 160 milliards de yens) d’actifs de la Banque centrale russe gelés dans la région pour fournir une aide financière supplémentaire à l’Ukraine. Un nouveau paquet de sanctions est également en préparation, qui comprendrait l’interdiction des importations de GNL russe d’ici 2027 et un renforcement des restrictions sur les secteurs de l’énergie et de la finance russes.
Les pays du G7 – États-Unis, Japon, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie et Canada – ainsi que l’Union européenne souhaitent finaliser ces nouveaux ensembles de sanctions au cours du mois d’octobre. Des responsables ont précisé que les discussions sont encore en cours et que des modifications pourraient être apportées avant l’adoption finale des mesures.
Les ministres des Finances du G7 devraient publier une déclaration officielle le 1er octobre, mais des ajustements sont encore possibles avant la signature finale de l’accord.
