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Le juge nie l’appel de Carcillo dans le recours en cours contre la Ligue canadienne de hockey

by Amélie Bernard

Recours collectif contre la LCH rejeté en Ontario pour allégations d’abus sexuels

Un juge de la Cour d’appel de l’Ontario a rejeté la tentative de l’ancien joueur de la LNH, Daniel Carcillo, de certifier un recours collectif contre la Ligue canadienne de hockey (LCH), ses trois ligues juniors majeures et leurs équipes. Les allégations portent sur des agressions sexuelles et des abus présumés envers des joueurs adolescents.

Le recours, initialement déposé en 2020 avec Garrett Taylor et Stephen Quirk comme principaux plaignants, concernait des événements survenus au sein de la Ligue de hockey de l’Ontario, de la Western Hockey League et de la Ligue de hockey junior du Québec Maritime, et remontant à 1975.

Le juge en chef Michael H. Tulloch a reconnu l’importance des objectifs des plaignants, mais a estimé que l’affaire proposée était “d’une échelle et d’une complexité sans précédent”. Il a ainsi confirmé une décision antérieure du juge Paul Perell de la Cour supérieure de l’Ontario, rendue en février 2023.

Le juge Perell avait conclu que les tribunaux seraient confrontés à une procédure “ingérable” impliquant 78 défendeurs répartis dans 13 juridictions, des centaines de réclamations potentielles et des allégations variées couvrant près de 50 ans. Sa décision de 103 pages s’appuyait sur des témoignages sous serment de joueurs non identifiés décrivant des abus subis, parfois dès l’âge de 15 ans.

Des témoignages révélaient des actes de torture, de confinement forcé, de rasage, de déshabillage, de drogues, d’intoxication, d’agressions physiques et sexuelles, ainsi que des viols et des agressions sexuelles forcées envers d’autres coéquipiers. Un joueur, identifié uniquement comme FF, a notamment relaté avoir été sodomisé avec un bâton de hockey lors d’une initiation, un assaut qu’il affirme avoir été subi par au moins un autre joueur.

Bien que le juge Perell ait qualifié les plaignants de “héros authentiques” et ait accepté les preuves présentées, il a estimé qu’ils n’avaient pas proposé de plan réaliste pour mener l’affaire à bien sous forme de recours collectif.

En appel, le juge Tulloch a souligné que les plaignants n’avaient pas suggéré de recours collectif plus restreint ou ciblé lors de la phase de certification, et qu’ils ne pouvaient donc pas “refonder fondamentalement leur cas” à ce stade.

Cependant, la décision ne ferme pas la porte à de futurs recours collectifs plus limités, axés sur des équipes individuelles, des ligues ou des groupes plus restreints. Ces derniers pourraient être certifiés à l’avenir.

Date de publication: 2025-09-23 17:48:00

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