Plus de trente ans après leur mort, les meurtres de quatre adolescentes survenus dans une boutique de yaourt à Austin, au Texas, ont connu un nouveau rebondissement. Des preuves ADN ont permis d’identifier Robert Eugene Brashers, décédé en 1999, comme le principal suspect dans cette affaire qui a longtemps hanté la ville.
La police d’Austin a annoncé ce vendredi 27 septembre 2025 avoir réalisé une « percée significative » grâce à l’analyse ADN. Les victimes, Amy Ayers, 13 ans, Eliza Thomas, 17 ans, et les sœurs Jennifer et Sarah Harbison, âgées de 17 et 15 ans, avaient été retrouvées mortes dans la boutique « I Can’t Believe It’s Yogurt » le 6 décembre 1991. Elles avaient été ligotées, bâillonnées et abattues de près.
Robert Brashers, qui s’est suicidé en 1999 lors d’une confrontation avec les forces de l’ordre, était déjà suspecté dans d’autres affaires criminelles dans différents États américains. En 2018, des analyses ADN l’avaient mis en cause dans l’étranglement d’une femme en Caroline du Sud en 1990, ainsi que dans une fusillade ayant fait une mère et sa fille victimes dans le Missouri en 1998. Il était également lié à une agression sexuelle commise en 1997 dans le Tennessee.
L’affaire des meurtres de la boutique de yaourt a longtemps été marquée par des fausses pistes et des erreurs judiciaires. En 1999, quatre hommes avaient été arrêtés et condamnés pour ces meurtres, dont Robert Springsteen et Michael Scott. Ils avaient initialement avoué, mais ont ensuite rétracté leurs déclarations, affirmant avoir été contraints par la police. Leurs condamnations ont été annulées en 2009 après que de nouveaux tests ADN aient pointé vers un autre suspect.
« Notre équipe n’a jamais renoncé à travailler sur cette affaire », a déclaré la police d’Austin dans un communiqué. Une conférence de presse est prévue lundi pour dévoiler de nouvelles informations concernant cette avancée.
L’intérêt pour cette affaire a été ravivé cette année avec la diffusion d’une série documentaire intitulée « The Yogurt Shop Murders » aux États-Unis. La boutique, devenue le symbole d’un crime impuni pendant des décennies, avait été incendiée peu après les meurtres.
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