Home NouvellesLe Royaume-Uni n’arrive pas à s’entendre sur les règles des pays tiers pour négocier sa participation au projet de défense de l’UE | Reuters

Le Royaume-Uni n’arrive pas à s’entendre sur les règles des pays tiers pour négocier sa participation au projet de défense de l’UE | Reuters

by Nicolas Lefèvre

Les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne concernant l’adhésion britannique au fonds européen de défense, Security Action for Europe (SAFE), ont échoué, a annoncé Londres le 28 novembre. Cette impasse freine les ambitions du gouvernement britannique de renforcer ses capacités militaires et de renouer le dialogue avec Bruxelles.

Le projet SAFE, doté d’un budget de 150 milliards d’euros (environ 173 milliards de dollars), vise à financer l’acquisition d’armements et à stimuler l’industrie de défense européenne. En mai dernier, le Premier ministre britannique, Starmer, avait exprimé son intérêt pour une participation du Royaume-Uni, évoquant une « nouvelle ère » dans les relations avec l’UE.

La principale pierre d’achoppement réside dans les règles d’origine des pièces détachées. SAFE impose une limite de 35 % aux coûts des composants provenant de pays tiers autres que les États membres de l’UE et l’Ukraine. Le Royaume-Uni réclamait une exception, demandant que ce seuil soit porté à 50 %, afin de favoriser ses propres entreprises.

Selon Nick Thomas-Symonds, ministre britannique des Affaires européennes,
« Bien que nous soyons déçus de ne pas avoir pu conclure les négociations pour que le Royaume-Uni rejoigne la première étape du SAFE, l’industrie de défense britannique pourra toujours rejoindre le SAFE dans le cadre des conditions des pays tiers. »
Il a précisé que le Royaume-Uni avait mené les discussions « de bonne foi, mais notre position a toujours été claire : nous ne signerons que des accords qui sont dans notre intérêt national et qui sont rentables ».

L’UE, de son côté, exigeait une contribution financière substantielle de la part du Royaume-Uni en échange de son adhésion à SAFE. À ce stade, aucun compromis n’a été trouvé sur ce point. Le gouvernement britannique reste ouvert à une participation future de son industrie de défense, mais dans le cadre des conditions applicables aux pays tiers.

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