L’intégration accrue des jeunes hommes ultra-orthodoxes dans l’armée israélienne pourrait générer des économies considérables pour l’État, estimées entre 9 et 14 milliards de shekels (2,8 à 4,3 milliards de dollars) par an, selon une analyse récente de la Banque d’Israël. Cette perspective financière est liée à la réduction des coûts liés aux réservistes et à une potentielle augmentation de l’insertion professionnelle de cette population.
Selon le rapport publié jeudi, un mois de service de réserviste représente une dépense d’environ 38 000 shekels (11 700 dollars). La conscription des jeunes Haredim, en revanche, s’avérerait nettement moins onéreuse et pourrait même constituer un tremplin vers l’emploi pour certains d’entre eux.
La Banque d’Israël estime qu’un recrutement supplémentaire de 7 500 Haredim par an, soit un total d’environ 20 000 personnes à terme, permettrait de diminuer significativement le fardeau économique pesant sur le système de réservistes.
Cependant, le rapport met en garde contre les objectifs de recrutement et les incitations prévues dans la loi sur le service de sécurité actuellement examinée par la Knesset. À ce stade, ces mesures semblent insuffisantes pour atteindre les besoins de l’armée ou pour réaliser les économies espérées.
L’intégration des Haredim dans l’armée israélienne est un sujet sensible, comme en témoignent les récentes manifestations d’hommes ultra-orthodoxes opposés à cette politique de recrutement.
