Publié le 12 octobre 2025 à 16h31. Une étude révèle un niveau de confiance très bas des habitants du Brabant envers le gouvernement national, une défiance qui s’étend également aux instances politiques locales et décourage l’engagement citoyen.
- Seulement moins d’un Brabandais sur cinq estime que le gouvernement actuel est capable de résoudre les problèmes auxquels le pays est confronté.
- Les citoyens estiment que les politiciens sont plus préoccupés par leurs propres intérêts que par les préoccupations de la population.
- La confiance est plus forte envers les politiques locales et provinciales, perçues comme plus proches du quotidien.
La confiance des habitants du Brabant envers le gouvernement national est au plus bas, selon une enquête menée par Kieskompas pour le compte d’Omroep Brabant et d’autres médias régionaux. Six Brabandais sur dix déclarent avoir peu ou très peu confiance dans l’équipe dirigeante actuelle.
Selon John Bijl, expert en administration publique, cette méfiance généralisée s’explique par le sentiment que les politiciens privilégient leurs propres intérêts.
« Si vous assistez à une réunion de la Chambre des représentants ou en regardez des extraits dans les médias, on ne voit que des personnes se quereller sans faire de progrès. »
John Bijl, expert en administration publique
L’expert souligne également le manque de résultats concrets des derniers gouvernements. Il évoque notamment le cabinet Schoof, qui, durant sa première année, a été confronté à des crises multiples – logement, asile, azote – sans parvenir à apporter de solutions.
« Le mot « crise » a été utilisé à profusion, mais aucun résultat n’a été obtenu sur aucun de ces sujets. »
John Bijl, expert en administration publique
L’étude révèle un contraste frappant entre la défiance envers la politique nationale et la confiance relative accordée aux échelons locaux et provinciaux. Près de la moitié des Brabandais se disent confiants envers leur commune, et environ un tiers envers la province.
Cette différence s’explique, selon John Bijl, par la proximité de la politique locale avec la vie quotidienne des citoyens.
« Beaucoup d’électeurs ne savent pas précisément ce que fait une commune. Mais tant que les services fonctionnent correctement, la confiance reste élevée. »
John Bijl, expert en administration publique
Il ajoute que les décisions prises au niveau local sont plus concrètes et tangibles pour la population : gestion des déchets, construction d’éoliennes, autorisation de chèvreries…
Cette perte de confiance a également un impact sur l’engagement politique. John Bijl, qui accompagne régulièrement les conseils municipaux, constate un désintérêt croissant pour les fonctions électives.
« On observe, dans toutes les instances politiques, que les gens sont moins enclins à s’engager, que ce soit en tant que conseiller, échevin ou membre du conseil provincial. »
John Bijl, expert en administration publique
Il explique que les menaces et les tracas liés à l’exercice de mandats politiques découragent de plus en plus de personnes.
Pour restaurer la confiance, John Bijl plaide pour un renouveau des partis politiques, qu’il souhaite voir redevenir de véritables lieux de débat et d’échange. Il appelle également les médias à adopter une approche plus approfondie et nuancée de la politique, en allant au-delà des simples déclarations et des sujets de dispute.
Le Débat du Sud
Le 25 octobre, sept des principaux partis politiques, selon les sondages, participeront à un débat à Tilburg en vue des élections législatives du 29 octobre. Geert Wilders (PVV), Henri Bontebal (CDA), Rob Jetten (D66), Frans Timmermans (GroenLinks-PvdA), Dilan Yesilgöz (VVD), Joost Eerdmans (JA21) et Jimmy Dijk (SP) discuteront des enjeux importants pour les habitants du sud du pays.
Le « Débat du Sud » sera diffusé en direct le samedi 25 octobre à partir de 19h30 sur le site web et l’application d’Omroep Brabant.
Méthodologie de l’étude
Omroep Brabant a commandé à Kieskompas une enquête sur les opinions des habitants du Brabant à l’approche des élections législatives du 29 octobre. Les résultats obtenus auprès des 1 537 participants brabançons ont été pondérés en fonction de l’âge, du sexe, du niveau d’éducation, de l’origine migratoire et du comportement électoral lors des dernières élections législatives, ce qui garantit leur représentativité. Il s’agit donc de l’opinion des « Brabandais » et non pas seulement des « participants » à l’enquête.
Sur le même sujet
