Home Technologie et scienceLes chercheurs prédisent la fin de l’univers, c’est le temps qu’il reste au monde

Les chercheurs prédisent la fin de l’univers, c’est le temps qu’il reste au monde

by Thomas Caron

Publié le 9 octobre 2024 05:35:00. Des chercheurs de l’université Cornell suggèrent que l’expansion de l’univers pourrait s’inverser dans environ 11 milliards d’années, conduisant à un effondrement gravitationnel final, connu sous le nom de Big Crunch. Cette conclusion repose sur une nouvelle modélisation de l’énergie noire et de la constante cosmologique.

  • L’univers pourrait ne durer que 33,3 milliards d’années, selon les nouveaux calculs.
  • Une constante cosmologique négative pourrait être à l’origine de l’inversion de l’expansion.
  • L’influence d’axiomes ultra-légers, actuellement dominante, s’affaiblira avec le temps.

L’idée que l’univers pourrait connaître une fin dramatique, opposée au Big Bang, n’est pas nouvelle. Cependant, une récente étude, publiée dans Alerte scientifique, apporte de nouveaux éléments qui renforcent cette hypothèse. Selon les chercheurs, l’univers, estimé à 13,8 milliards d’années depuis le Big Bang, pourrait avoir une durée de vie totale d’environ 33,3 milliards d’années.

Cette estimation repose sur une nouvelle compréhension de l’énergie noire, cette force mystérieuse qui semble accélérer l’expansion de l’univers. Le physicien Henry Tye, de l’université Cornell, explique que les données suggèrent que la constante cosmologique (λ), introduite par Albert Einstein pour expliquer l’expansion, pourrait en réalité être négative.

Si la constante cosmologique est positive, elle agit comme une force répulsive, favorisant l’expansion continue. À l’inverse, une valeur négative impliquerait une force d’attraction constante.

« Si λ est négatif, il agira comme une attraction constante. Cette attraction finira par s’arrêter et inverser la direction de l’expansion de l’univers. »

Henry Tye, physicien à l’Université Cornell

Le modèle actuel combine cette constante cosmologique négative avec l’influence d’un champ d’axiomes ultra-légers, considérés comme une forme d’énergie noire. Ces axiomes, des particules hypothétiques très légères, auraient donné une légère impulsion initiale à l’univers. Pour l’instant, leur influence domine, maintenant l’expansion à un rythme accéléré.

Cependant, dans environ 11 milliards d’années, l’effet des axiomes devrait s’estomper. C’est alors que l’attraction gravitationnelle due à la constante cosmologique négative prendrait le dessus, stoppant l’expansion lorsque l’univers aura atteint une taille environ 1,7 fois supérieure à sa taille actuelle. Dans les 8 milliards d’années qui suivront, l’univers serait alors inexorablement entraîné vers le Big Crunch, un effondrement où toute la matière se concentrerait en une singularité infiniment dense.

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