Publié le 4 décembre 2025. Les investisseurs particuliers russes se tournent massivement vers les obligations, attirés par des rendements plus élevés suite à la baisse des taux d’intérêt, tandis que la confiance dans les actions diminue en raison des incertitudes géopolitiques et des nouvelles mesures fiscales.
- La baisse des taux d’intérêt a incité les investisseurs russes à privilégier les obligations aux dépôts bancaires traditionnels.
- La durée plus longue des obligations offre aux investisseurs des rendements favorables sur une période étendue.
- Les tensions en Ukraine et les nouvelles taxes pèsent sur les marchés boursiers russes.
Les investisseurs particuliers russes ont affiché une préférence marquée pour les actifs financiers nationaux au troisième trimestre, enregistrant un volume record de fonds versés sur les comptes titres, selon Le Temps de Moscou. Cette tendance est directement liée à la politique monétaire actuelle.
La banque centrale russe a abaissé ses taux directeurs de 21 % à 18 % entre juin et juillet, une décision qui a rendu les obligations plus attractives que les taux proposés par les dépôts bancaires. En conséquence, le taux maximum offert sur les dépôts dans les principales banques russes a diminué, freinant la croissance des dépôts.
L’attrait pour les obligations est renforcé par leur échéance plus longue, permettant aux investisseurs de sécuriser des rendements intéressants sur plusieurs années, voire plus d’une décennie. À l’inverse, les dépôts bancaires sont généralement à court terme. Cette dynamique se reflète dans l’évolution des indices obligataires de la Bourse de Moscou, avec une augmentation des prix des obligations d’État et des obligations d’entreprises au cours du trimestre.
Les obligations indexées sur l’inflation, qui protègent contre la dévaluation du rouble, ont également gagné en popularité auprès des investisseurs. Les flux d’investissement les plus importants se sont concentrés sur les obligations d’entreprises, suivis par les obligations d’État et municipales.
Parallèlement à cette ruée vers les obligations, les marchés actions ont subi des pressions. L’absence de progrès dans les négociations de paix en Ukraine et l’introduction de nouvelles mesures fiscales ont érodé la confiance des investisseurs dans les actions. L’indice de la Bourse de Moscou a ainsi enregistré une baisse au cours du trimestre, réduisant la part des actions dans les portefeuilles des investisseurs particuliers.
Bien que le nombre total de comptes de courtage ait augmenté, le nombre d’investisseurs réellement actifs reste limité. Une analyse plus approfondie révèle qu’une proportion importante de ces comptes détient des sommes modestes, suggérant que le marché est dominé par un groupe relativement restreint d’investisseurs engagés.
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