Home AffairesLes micro-capitalisations peuvent-elles continuer à surperformer cette année ?

Les micro-capitalisations peuvent-elles continuer à surperformer cette année ?

by Amélie Bernard

Alors que l’attention médiatique se focalise sur les géants de la technologie propulsés par l’intelligence artificielle, un phénomène discret se produit sur les marchés financiers : les petites capitalisations boursières prennent la tête des performances cette année. Ces entreprises, souvent méconnues du grand public, surclassent désormais leurs homologues plus importantes.

Les actions dites à micro-capitalisation – les plus petites des petites entreprises cotées en bourse – affichent une progression de 19,2 % depuis le début de l’année jusqu’au 8 octobre, selon les données de l’ETF iShares Micro-Cap (IWC). Ce résultat est supérieur à la hausse de 17,3 % enregistrée par les actions à méga-capitalisation et aux 15,9 % de l’indice de référence du marché, mesuré par l’ETF SPDR S&P 500 (SPY).

Pendant une grande partie de l’année, les micro-capitalisations (IWC) avaient été à la traîne par rapport au marché global (SPY) et aux entreprises de plus grande taille (OEF). Cependant, au cours du dernier mois, elles ont connu une forte accélération, prenant ainsi l’avantage sur leurs concurrents.

Cette dynamique pourrait être liée aux récentes analyses encourageantes de Wall Street. En septembre, les analystes de Goldman Sachs Asset Management ont notamment souligné qu’ils voyaient « une multitude d’opportunités intéressantes [sur les marchés de petites capitalisations] ».

La capitalisation boursière moyenne des entreprises composant le portefeuille de l’IWC s’élève à seulement 714 millions de dollars (environ 660 millions d’euros), selon Morningstar.com. À titre de comparaison, l’ETF iShares Core S&P Small-Cap (IJR) affiche une capitalisation moyenne de 3,3 milliards de dollars (environ 3,1 milliards d’euros), tandis que l’ETF SPDR S&P 500 (SPY) pèse en moyenne 439 milliards de dollars (environ 405 milliards d’euros). Les micro-capitalisations représentées par l’IWC sont donc une fraction infime de ces montants.

Qu’est-ce qui explique cette performance de l’IWC ? Des changements sectoriels au sein du marché semblent jouer un rôle important. Près d’un quart du portefeuille est investi dans le secteur de la santé, suivi par 20 % alloués aux services financiers, d’après les données de Morningstar.com.

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