Les investisseurs se détournent des obligations à un rythme alarmant, atteignant des niveaux jamais vus depuis 2007. Cette désaffection pourrait paradoxalement signaler une opportunité, alors que les obligations pourraient retrouver leur rôle traditionnel d’amortisseur de risques en cas de ralentissement économique.
Les allocations de portefeuille vers les obligations sont actuellement au plus bas, un schéma qui a historiquement précédé des périodes de correction boursière, notamment en 2000 et 2007. À chaque fois, cette baisse d’intérêt pour les obligations a été suivie d’une forte performance des titres du Trésor, même pendant les phases baissières des marchés actions.
Ce phénomène ne se limite pas à un simple indicateur cyclique. Il reflète également l’importance d’une allocation d’actifs diversifiée, où les obligations jouent un rôle crucial pour atténuer les risques. L’attrait actuel des obligations, avec des valorisations jugées bon marché et un sentiment général pessimiste, pourrait annoncer un retournement de situation.
Cependant, il est important de noter que les obligations ont subi des pertes significatives en 2022, lors d’une brève période de turbulences sur les marchés. De plus, elles évoluent encore dans un contexte de marché baissier. Cette situation a naturellement renforcé la méfiance des investisseurs et contribué à la diminution des allocations.
« Les investisseurs ont été effrayés et ont été effrayés par les bons du Trésor, d’autant plus que les actions n’ont cessé de se renforcer », explique l’analyse. Cette aversion a conduit à une rotation des capitaux vers d’autres actifs, accentuant la baisse des allocations obligataires.
Néanmoins, les experts soulignent que les signaux d’alerte de fin 2021, concernant la surévaluation des obligations et le risque inflationniste, ont été ignorés. Aujourd’hui, la situation a changé et les obligations pourraient retrouver leur fonction de diversification et de protection du capital, en particulier dans un scénario de ralentissement économique et de baisse de l’inflation.
Il est donc crucial de ne pas négliger les obligations dans la construction de portefeuilles, et de reconnaître leur potentiel à amortir les chocs en cas de crise. À ce stade, il manque seulement une confirmation technique et macroéconomique pour valider cette tendance haussière.
