Les prix du pétrole devraient poursuivre leur déclin au cours des prochains mois, atteignant potentiellement 50 dollars le baril d’ici le milieu de l’année 2026, selon les prévisions de plusieurs analystes. Cette baisse est principalement due à une offre abondante sur le marché, accentuée par les décisions de l’OPEP+ d’augmenter la production.
Les experts de SBI Research, une société d’analyse indienne, anticipent une « adoucissement » des prix du pétrole, en phase avec les tendances internationales. Leur scénario de base prévoit un baril à 50 dollars, voire moins, d’ici juin 2026.
Ces estimations convergent avec les projections de grandes banques d’investissement de Wall Street. En novembre dernier, Goldman Sachs prévoyait ainsi un prix moyen de 53 dollars le baril pour le brut de référence américain WTI en 2026. La banque américaine estime que l’excédent d’offre atteindra en moyenne 2 millions de barils par jour (bpj) cette année, avant de se stabiliser en 2027, marquant la fin d’une période d’offre particulièrement importante.
Daan Struyven, co-responsable de la recherche mondiale sur les matières premières chez Goldman Sachs, a déclaré à CNBC en novembre que 2026 verra « la dernière grande vague d’offre de pétrole à laquelle le marché devra faire face », ce qui devrait permettre un rééquilibrage en 2027.
L’Energy Information Administration (EIA) des États-Unis prévoit également une baisse des prix, avec une chute du Brent à une moyenne de 55 dollars le baril au premier trimestre 2026, et un maintien de ce niveau pour le reste de l’année. Cette évolution serait le résultat d’une production mondiale en hausse et d’une demande en baisse pendant la saison hivernale, entraînant une accumulation des stocks.
À ce stade, l’impact des récentes évolutions géopolitiques concernant le Venezuela, le pays disposant des plus importantes réserves pétrolières au monde, reste incertain. Les prix du pétrole n’ont pas significativement réagi à la levée de certaines sanctions américaines, en raison des doutes persistants quant à la capacité et à la volonté des entreprises américaines de relancer la production pétrolière vénézuélienne.
