Publié le 3 octobre 2024 19:16:00. Un an après le passage dévastateur de l’ouragan Hélène, la ville de Hendersonville, en Caroline du Nord, fait face à un coût de reconstruction estimé à 160 millions de dollars (environ 147 millions d’euros), la plupart des projets majeurs étant encore en attente de financement fédéral.
- Le coût total de la reconstruction à Hendersonville s’élève à environ 160 millions de dollars (147 millions d’euros).
- Les travaux liés à l’eau et aux égouts représentent près des trois quarts de l’évaluation globale des dommages.
- La ville a contracté des prêts à court terme pour accélérer les projets, en attendant le remboursement par la FEMA.
Un an après avoir frôlé la catastrophe, Hendersonville évalue encore l’ampleur des dégâts causés par l’ouragan Hélène. Brian Pahle, directeur adjoint de la ville, se souvient de la nuit où l’urgence est devenue criante : l’équipe municipale a dû évacuer la station d’épuration des eaux usées, submergée par les eaux de crue.
« On a tout de suite compris que ce n’était pas un ouragan comme les autres. Quand on nous a ordonné d’abandonner la station d’épuration, la situation est devenue très réelle. »
Brian Pahle, directeur adjoint de la ville
La reconstruction de la station d’épuration des eaux usées constitue le projet le plus coûteux, avec un budget dépassant les 100 millions de dollars (environ 92 millions d’euros). Adam Steurer, directeur des services publics, insiste sur l’importance de renforcer la résilience de cette infrastructure essentielle :
« Nous améliorons la résilience de cette installation et la renforçons pour qu’elle soit plus solide. Lors d’un prochain événement extrême, nous ne serons pas confrontés aux mêmes problèmes qu’avec Hélène. »
Adam Steurer, directeur des services publics
Il souligne également que l’enjeu dépasse largement les simples canalisations et pompes :
« C’est une question de santé publique majeure. L’eau est indispensable à la vie. Sans eau, les enfants ne peuvent pas aller à l’école, les entreprises ne peuvent pas fonctionner. Cela paralyse l’économie d’une communauté. »
Adam Steurer, directeur des services publics
Grâce à des investissements antérieurs dans des sources d’approvisionnement redondantes et des réseaux de distribution, 95 % des clients ont été rétablis en eau dans la semaine suivant la tempête. Les travaux en cours visent à surélever les équipements critiques au-dessus du niveau des inondations, à finaliser le projet d’alimentation en eau de la rivière Broad et à nettoyer les réservoirs obstrués par des roches et des sédiments.
La ville a déjà documenté la quasi-totalité des dommages et réalisé 95 % des inspections nécessaires. Cependant, la plupart des projets restent soumis à l’approbation de la FEMA (Agence fédérale de gestion des urgences). À ce jour, Hendersonville a reçu environ 1,5 million de dollars (environ 1,4 million d’euros) de la FEMA pour les interventions d’urgence immédiates (heures supplémentaires, matériel, déblaiement). Des sommes supplémentaires, soit 571 000 $ (environ 526 000 €) pour le déblaiement des débris et 924 000 $ (environ 853 000 €) pour les équipes d’intervention, ont également été approuvées.
Pour accélérer les travaux, la ville a contracté environ 11 millions de dollars (environ 10 millions d’euros) de prêts à court terme auprès du bureau du trésorier de l’État de Caroline du Nord et de la division des infrastructures aquatiques. Brian Pahle explique qu’il s’agit de prêts de trésorerie qui seront remboursés dès réception des fonds de la FEMA :
« Ce ne sont pas des dettes à long terme, mais des avances qui nous permettent de faire face aux coûts initiaux de l’urgence. »
Brian Pahle, directeur adjoint de la ville
Il ajoute que sans l’aide fédérale et les subventions, de nombreux projets seraient impossibles à réaliser sans peser lourdement sur les contribuables.
Malgré la récente fermeture partielle du gouvernement fédéral, Brian Pahle assure que les travaux de la FEMA se poursuivent pour l’instant :
« D’après ce que j’en sais, la FEMA dispose de fonds budgétaires essentiels qui ne sont pas affectés par la fermeture. Nos projets continuent donc d’avancer. »
Brian Pahle, directeur adjoint de la ville
La ville explore également d’autres sources de financement, notamment des programmes d’atténuation des risques, des subventions de l’Agence américaine de protection de l’environnement pour les infrastructures hydrauliques, et des fonds pour l’expansion de la station d’épuration.
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