La parité euro-dollar continue de fléchir, s’approchant dangereusement de 1,1512, malgré un revirement de sentiment sur les marchés financiers concernant la politique monétaire américaine. Les récentes déclarations de responsables de la Réserve fédérale (Fed) laissent entrevoir une possible baisse des taux d’intérêt dès le mois de décembre, ce qui a initialement affaibli le dollar, mais n’a pas suffi à soutenir l’euro.
Ce changement de ton a été initié par Christopher Waller, gouverneur de la Fed, qui a exprimé son soutien à une réduction des taux en décembre, invoquant des risques croissants pour le marché du travail. D’autres membres du comité de politique monétaire, tels que Mary Daly et John Williams, ont confirmé cette orientation plus accommodante. Waller a également précisé que les décisions de politique monétaire pour 2026 dépendront de l’analyse d’un volume important de données économiques qui sont désormais disponibles, après la fin de la fermeture partielle de l’administration américaine.
Cette communication coordonnée a entraîné une réévaluation significative des anticipations du marché concernant les taux d’intérêt. La probabilité implicite d’une baisse de 25 points de base en décembre a bondi à 81 %, contre seulement 42 % il y a une semaine. Néanmoins, le dollar américain a démontré une certaine résilience face à ces développements.
L’attention des investisseurs se concentre désormais sur les prochains indicateurs économiques américains, notamment les chiffres concernant l’emploi, l’inflation et la croissance économique, qui fourniront une image plus précise de la santé de l’économie américaine.
Analyse technique
Graphique H4 : Sur le graphique en 4 heures, l’EUR/USD évolue dans une fourchette de consolidation étroite, juste au-dessus d’un support clé à 1,1510. La configuration actuelle suggère une forte probabilité d’un rebond technique vers 1,1588, avec un potentiel d’extension jusqu’à 1,1616. Toutefois, une cassure décisive à la baisse de cette fourchette signalerait la reprise de la tendance baissière principale, avec un objectif initial à 1,1488. L’indicateur MACD confirme ce scénario, sa ligne de signal étant inférieure à zéro, mais orientée à la hausse, ce qui indique une dynamique de correction à court terme dans un contexte baissier plus large.
Graphique H1 : Sur le graphique horaire, la paire a terminé une phase de hausse jusqu’à 1,1549 avant de reculer jusqu’à 1,1510, formant une fourchette de consolidation autour de 1,1530. Une cassure à la hausse pourrait initier un nouveau mouvement haussier vers 1,1568, avec un potentiel d’extension jusqu’à 1,1616. Il est cependant important de considérer un tel mouvement comme un simple rebond correctif avant que la tendance baissière globale ne reprenne, visant un retour vers 1,1500. À l’inverse, une cassure à la baisse activerait directement un potentiel baissier vers 1,1488, un niveau qui pourrait marquer la fin de la première phase de la troisième vague de la tendance baissière plus large. L’oscillateur stochastique soutient cette vision corrective à court terme, sa ligne de signal ayant franchi le niveau 20, suggérant une marge pour un rebond vers 80.
Bien que le discours plus accommodant de la Fed ait injecté de la volatilité et limité les gains du dollar, la parité EUR/USD reste techniquement fragile. Les perspectives immédiates dépendent de la capacité de la paire à maintenir le support de 1,1510. Une cassure à la hausse déclencherait un rallye correctif vers 1,1616, offrant une opportunité de vente potentielle. Cependant, un échec à maintenir ce niveau ouvrirait la voie à une baisse plus prononcée vers 1,1488, voire plus bas, confirmant ainsi la tendance baissière sous-jacente.