L’Iran accuse la France de non-respect d’un accord sur les sanctions
Larijani, responsable du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, a accusé la France d’avoir manqué à un engagement visant à suspendre la réactivation des sanctions si l’Iran parvenait à un accord avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Selon ses déclarations, “la France, par l’intermédiaire du chef de l’AIEA, a promis de retirer les demandes de réactivation des sanctions si l’Iran était d’accord avec l’agence. Le ministre iranien des Affaires étrangères a signé cet accord en Égypte, dans un contexte de préoccupations sécuritaires et de mandats parlementaires concernant les sites nucléaires. La France n’a pas honoré cet engagement.”
La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne ont déclenché des sanctions de l’ONU le 28 août, invoquant le mécanisme de réactivation (snapback) prévu par l’accord nucléaire international de 2015 conclu avec Téhéran.
Le 9 septembre, l’Iran et l’AIEA ont signé un accord technique au Caire, sous l’égide de l’Égypte, ouvrant la voie à la reprise des inspections nucléaires interrompues en juin.
Dix jours plus tard, le Conseil de sécurité de l’ONU a rejeté une résolution visant à maintenir le levée des sanctions, par un vote de 4 contre 9, permettant ainsi la reprise des sanctions le 28 septembre.
Larijani a également souligné que “les propositions européennes et russes, acceptées par l’Iran sous conditions, avaient établi une période de négociation de six mois, mais l’Occident a préféré poursuivre la réactivation des sanctions au Conseil de sécurité des Nations Unies.”
L’Iran a averti que de nouvelles attaques ou sanctions annuleraient l’accord, tout en le considérant comme une étape vers la désescalade.
Les exigences américaines concernant les missiles jugées « inacceptables »
Larijani a également révélé des détails d’une proposition américaine, affirmant que Washington avait demandé à l’Iran de réduire la portée de ses missiles à moins de 500 km. Il a qualifié cette condition de “non acceptable pour toute personne digne de ce nom.”
L’Iran a limité volontairement la portée de ses missiles par le passé, estimant que 2 000 kilomètres suffisent pour atteindre sa principale cible régionale, Israël.
Cependant, un conseiller principal du guide suprême iranien a suggéré l’année dernière que le pays pourrait abandonner cette limite auto-imposée et même développer des capacités intercontinentales en cas de “menace existentielle.”
Larijani a fait ces remarques lors d’un discours à la Chambre de commerce de Téhéran, en prévision du retour des sanctions de l’ONU le 28 septembre.
Le ministère iranien du renseignement avait déjà publié en août des directives secrètes demandant aux ministères et aux grandes entreprises de se préparer à la reprise des mesures punitives de l’ONU.
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