Home NouvellesLoire. Son colis de Noël de foie gras est égaré depuis un an, il attaque Chronopost en justice

Loire. Son colis de Noël de foie gras est égaré depuis un an, il attaque Chronopost en justice

by Nicolas Lefèvre

Un colis de foie gras disparu, une bataille juridique menée par un retraité de la Loire : l’affaire illustre les difficultés des particuliers face aux grandes entreprises de transport. Georges Chevallard, de Saint-Denis-de-Cabanne, a décidé de porter son cas devant la justice après la perte d’un envoi adressé à sa fille.

Le 11 décembre 2024, Georges Chevallard confie à Chronopost un colis contenant du foie gras fait maison, destiné à sa fille résidant dans la Somme. L’envoi, facturé 36 €, est censé être livré le lendemain avant 13 heures. Mais le lendemain, et même en fin d’après-midi, le colis n’est jamais arrivé. Le suivi en ligne révèle que le paquet a atteint Amiens, puis… plus rien. Le contact avec Chronopost est rompu, le colis semble s’être évaporé.

« Une simple lettre d’excuse aurait suffi, mais je n’ai jamais eu de réponse », témoigne M. Chevallard. Il contacte le service client, mais après 45 minutes d’attente, l’opérateur ne peut que confirmer la disparition du colis. « Il me dit qu’il prend en compte l’appel. Sans excuse, rien. » Un courrier recommandé avec accusé de réception est ensuite envoyé, resté sans suite.

Déterminé à ne pas laisser passer l’affaire, M. Chevallard sollicite l’aide d’un conciliateur de justice à Charlieu, sans succès. Il finit par engager une avocate et saisit le tribunal de Roanne. Chronopost ne s’est pas présenté à l’audience. La justice a reconnu la non-livraison du colis, mais s’est déclarée incompétente pour évaluer la valeur du contenu.

« Je me sens vexé et humilié par cette situation, où un citoyen ne peut finalement rien contre ces grosses entreprises qui sont toutes puissantes, y compris devant la loi », déplore le retraité. Il avait initialement demandé le remboursement des 36 € de frais d’envoi, ainsi qu’une indemnisation pour le préjudice subi, qu’il s’était engagé à reverser aux Orphelins de la gendarmerie.

Pour cette année, Georges Chevallard a pris sa décision : « Et cette année… je vais passer par Colissimo ». Contactée par nos soins, La Poste n’avait pas donné de réponse à notre sollicitation ce dimanche.

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