Publié le 19 octobre 2025 à 06h13. L’offensive du Parti du pouvoir du peuple (PPP) contre la politique immobilière du gouvernement et la directrice adjointe du bureau présidentiel, Kim Hyun-ji, s’intensifie à l’approche de l’audit gouvernemental de l’Assemblée nationale, ravivant les tensions autour des prix du logement et soulevant des questions sur l’efficacité des mesures prises.
- Le PPP lance un groupe de travail pour dénoncer les conséquences de la politique immobilière du gouvernement, la qualifiant d’échec similaire à celui de l’administration Moon Jae-in.
- Kim Hyun-ji est particulièrement visée, avec des pressions pour qu’elle témoigne lors de l’audit parlementaire, alimentant les soupçons et les critiques.
- Les sondages d’opinion révèlent une baisse de la popularité du gouvernement et du PPP, en partie attribuée à la question du logement.
Séoul – L’approche de l’audit des affaires gouvernementales de l’Assemblée nationale marque une escalade dans l’offensive du Parti du pouvoir du peuple (PPP) contre les mesures immobilières du gouvernement et contre Kim Hyun-ji, première directrice adjointe du bureau présidentiel. Le PPP estime que la question volatile des prix de l’immobilier et les soupçons entourant Mme Kim offrent une opportunité de regagner du terrain auprès de l’opinion publique.
Le parti s’est retrouvé sur la défensive face à des critiques concernant des lois controversées et des réformes jugées précipitées. Cependant, il estime désormais que l’insatisfaction croissante du public face à la situation du marché immobilier et les allégations portées contre Kim Hyun-ji lui permettent de reprendre l’initiative.
Le PPP considère l’introduction par l’administration actuelle d’une réglementation immobilière plus stricte seulement quatre mois après sa prise de fonction comme un point faible. Le parti estime que cette politique contribue à frustrer les aspirations des citoyens à devenir propriétaires, suscitant ainsi des critiques envers le gouvernement.
Certains au sein du PPP estiment que l’administration actuelle suit le même chemin que celle de Moon Jae-in, qui avait été critiquée pour son incapacité à maîtriser la flambée des prix de l’immobilier malgré la mise en œuvre de 28 mesures différentes.
Un responsable clé du parti a déclaré à l’agence Yonhap News le 19 octobre : «
La réglementation immobilière est une prophétie auto-réalisatrice pour le gouvernement et le parti au pouvoir. Les résultats sont déjà connus, comme sous l’administration Moon Jae-in. La politique immobilière se soldera à nouveau par 28 victoires et 28 défaites.
Responsable du Parti du pouvoir du peuple».
Un autre membre du parti a ajouté : «
Jusqu’à la défaite aux élections présidentielles, il était difficile d’imaginer une victoire à Séoul lors des élections locales, mais maintenant beaucoup pensent que c’est possible, sauf circonstances exceptionnelles. L’opinion publique deviendra plus critique en raison de la question immobilière.
Responsable du Parti du pouvoir du peuple».
Pour capitaliser sur cette dynamique, le PPP prévoit de lancer le 20 octobre un « Groupe de travail sur les contre-mesures immobilières » (nom provisoire). Ce groupe se concentrera sur les conséquences des mesures immobilières du 15 octobre, qualifiées par le parti de « décret d’expulsion de Séoul » et de « loi martiale immobilière ». L’objectif est de dénoncer les erreurs du gouvernement et de présenter des alternatives axées sur l’augmentation de l’offre de logements pour les acheteurs potentiels.
Le député Park Dae-chul, qui a déjà exercé quatre mandats et a été président du comité politique du parti, a été nommé à la tête de ce groupe de travail. Il sera composé d’environ 10 législateurs issus des commissions permanentes concernées, notamment les commissions des terres, des infrastructures et des transports, de la planification et des finances, ainsi que des affaires gouvernementales de l’Assemblée nationale.
En outre, le PPP prévoit d’organiser des discussions sur l’offre de logements avec le gouvernement métropolitain de Séoul, dirigées par le président du comité politique, Kim Do-eup.
Parallèlement, le PPP intensifie ses attaques contre Kim Byeong-ki, un membre du Parti démocrate coréen, propriétaire d’un appartement à Jamsil, à Séoul, l’accusant d’avoir profité d’un système de location avec droit de rachat. Certains membres du parti envisagent même de déposer un recours constitutionnel pour contester la légalité de cette pratique.
L’offensive contre Kim Hyun-ji s’intensifie également. Le PPP cherche à exercer une pression accrue pour qu’elle soit convoquée comme témoin lors de l’audit gouvernemental, en évoquant divers soupçons, notamment son rôle dans le remplacement d’avocats dans des affaires de personnel et des allégations de transferts de fonds vers la Corée du Nord.
Le PPP considère cette inspection de l’Assemblée nationale comme une occasion de mettre en lumière les actions de Kim Hyun-ji et exige sa présence devant les six commissions permanentes. Si sa participation à toutes les commissions s’avère difficile, le parti insiste pour qu’elle se présente au moins devant le comité directeur, qui relève directement de la présidence.
Un responsable du parti a déclaré : «
Plus nous essayons de cacher Mme Kim, plus les soupçons du public grandiront, ce qui finira par devenir un fardeau pour le gouvernement.
Responsable du Parti du pouvoir du peuple».
Les récents sondages d’opinion confirment cette tendance, avec une baisse des taux d’approbation du gouvernement et du PPP. Selon un sondage du NBS publié le 16 octobre, le taux d’approbation du PPP est tombé à 39 %, en baisse de 2 points de pourcentage par rapport à l’enquête précédente, et passant en dessous de la barre des 40 % pour la première fois depuis l’investiture de l’administration actuelle.
L’évaluation positive de l’administration du président Lee Jae-myung a également diminué, atteignant 56 %, en baisse d’un point de pourcentage par rapport à l’enquête précédente.
L’enquête du NBS a été menée du 13 au 15 octobre auprès de 1 000 personnes de plus de 18 ans, par quatre sociétés d’enquête d’opinion (Embrain Public, K-Stat Research, Korea Research, Korea Research) en utilisant des entretiens téléphoniques avec des numéros de téléphone portable virtuels. Le taux de réponse était de 15,8 % et la marge d’erreur était de ± 3,1 % avec un niveau de confiance de 95 %.
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