Publié le 3 décembre 2023. La grippe aviaire se propage en Pays-Bas, touchant désormais les chats domestiques. Si le virus reste principalement dangereux pour les oiseaux sauvages et la volaille, ce sont les premiers cas de décès félins qui inquiètent les vétérinaires.
- Des foyers de grippe aviaire ont été recensés sur plus de vingt sites à travers le pays.
- C’est la première fois aux Pays-Bas qu’un chat succombe à ce virus, bien que des cas similaires aient été observés à l’étranger.
- Les symptômes chez le chat incluent des difficultés respiratoires, une démarche instable et des tremblements.
La grippe aviaire, qui sévit actuellement aux Pays-Bas, ne se limite plus aux oiseaux. Si les volatiles sauvages et les élevages de volailles restent les principaux concernés, des cas de contamination chez les chats domestiques ont été recensés, avec un bilan malheureusement fatal. Plus de vingt foyers ont déjà été identifiés sur l’ensemble du territoire néerlandais, suscitant l’inquiétude des éleveurs et des propriétaires d’animaux.
Selon Arjan Stegeman, vétérinaire et professeur de médecine vétérinaire à l’Université d’Utrecht, le décès d’un chat par le virus de la grippe aviaire est un événement inédit aux Pays-Bas. Il précise cependant :
« Mais nous avons déjà observé ce phénomène à l’international, notamment aux États-Unis. »
Arjan Stegeman, vétérinaire et professeur de médecine vétérinaire à l’Université d’Utrecht
Il explique que ces cas américains concernaient principalement des chats vivant à proximité de fermes laitières, où ils pouvaient être contaminés en buvant du lait cru. Un mode de contamination qui n’a, pour l’instant, pas été observé aux Pays-Bas.
Dans le cas récent, l’hypothèse la plus probable est que la mère chatte aurait rapporté un oiseau mort et que le chaton se serait infecté en léchant ou en consommant le cadavre.
« Le cadavre d’un oiseau décédé de la grippe aviaire est extrêmement concentré en virus. Si le chaton a léché l’oiseau ou en a mangé, il est très probable qu’il ait été contaminé de cette manière. »
Arjan Stegeman, vétérinaire et professeur de médecine vétérinaire à l’Université d’Utrecht
Les sept autres chatons de la même portée, qui avaient été vendus à d’autres propriétaires, sont également décédés, laissant penser qu’ils étaient porteurs du virus. Les chèvres laitières et les trois chats adultes, dont la mère, ont été testés négatifs.
Les symptômes de la grippe aviaire chez le chat se manifestent par une infection des voies respiratoires, entraînant des difficultés respiratoires et une détresse respiratoire. D’autres signes peuvent apparaître, tels qu’une démarche instable, des mouvements oculaires anormaux, des tremblements et des spasmes musculaires. Malheureusement, une fois les symptômes apparus, l’issue est souvent fatale.
« Lorsque ces symptômes se manifestent, il est malheureusement trop tard. Le chat décède rapidement. »
Arjan Stegeman, vétérinaire et professeur de médecine vétérinaire à l’Université d’Utrecht
Pour prévenir la contamination, le professeur Stegeman conseille de garder les chats à l’intérieur, en particulier si l’on habite dans une région humide, fréquentée par de nombreux oiseaux sauvages comme les oies et les canards. Les propriétaires de chats urbains peuvent se rassurer, car le virus est principalement présent chez les oiseaux sauvages. Il est peu probable qu’une musaraigne morte trouvée en ville soit porteuse du virus.
Enfin, il est important de souligner que les chats ne peuvent pas transmettre le virus de la grippe aviaire aux humains.
« Il n’y a aucun cas connu de transmission du virus d’un chat à un humain, ni de transmission entre chats. »
Arjan Stegeman, vétérinaire et professeur de médecine vétérinaire à l’Université d’Utrecht
Les chats sont considérés comme des « hôtes finaux » : ils peuvent être infectés par la consommation de lait cru ou de carcasses d’oiseaux, mais ne peuvent pas propager l’infection.
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