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Megan Greene avertit le Bank of England contre de s’appuyer sur les rendements obligataires

La responsable de la politique monétaire de la Banque d’Angleterre, Megan Greene, a averti jeudi à Le Cap que la régulation ne doit pas s’en remettre aux rendements obligataires…

Megan Greene avertit le Bank of England contre de s'appuyer sur les rendements obligataires

La responsable de la politique monétaire de la Banque d’Angleterre, Megan Greene, a averti jeudi à Le Cap que la régulation ne doit pas s’en remettre aux rendements obligataires élevés pour juguler l’inflation, estimant qu’il est dangereux de supposer que les marchés feront ce travail à la place de l’institution.

Megan Greene, membre du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre (MPC), a pris le contre-pied des lectures rassurantes sur la dynamique actuelle des taux d’emprunt lors d’une conférence organisée par STANLIB Asset Management selon l’agence Reuters en Afrique du Sud.

Megan Greene met en garde contre l’attentisme face aux marchés

L’institution financière britannique ne peut pas se reposer durablement sur les tensions de marché pour ralentir la hausse des prix, le journaliste David Milliken rapportant ces propos épaulés par un travail d’édition de Suban Abdulla selon Reuters. La responsable a souligné que l’attentisme monétaire fondé sur la seule réaction des marchés obligataires comporte des risques sérieux devant le parterre financier réuni par la société sud-africaine.

Megan Greene avertit le Bank of England contre de s'appuyer sur les rendements obligataires
Photo : tradersunion.com

Megan Greene a déclaré selon Reuters : « Il est assez dangereux de supposer simplement que les marchés feront votre travail à votre place… À un moment donné, il faut joindre le geste à la parole. »

Cette intervention marque une volonté d’action directe de la part de la responsable, qui estime que les autorités monétaires doivent joindre les actes à la parole lorsque la conjoncture l’exige, plutôt que de s’en remettre passivement aux fluctuations de la dette souveraine.

Le gouverneur Andrew Bailey défend une autre lecture

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, a fait valoir que la flambée des coûts d’emprunt sur les marchés et des taux hypothécaires — enregistrée au lendemain du déclenchement de la guerre entre les États-Unis et l’Iran — a précisément offert à la banque centrale le répit nécessaire pour évaluer l’opportunité de relever ses propres taux directeurs face à la cherté des énergies. Ces propos contredisent directement la ligne défendue par Megan Greene.

Megan Greene avertit le Bank of England contre de s'appuyer sur les rendements obligataires
Photo : ua.news

Là où le gouverneur voit dans ce durcissement exogène un tampon utile, Greene y décèle un substitut trompeur qui ne dispense pas la banque centrale d’assumer ses responsabilités par des décisions formelles sur les taux.

Les votes et les anticipations pour la réunion de novembre

En juin, en juillet et en septembre, elle a voté à chaque reprise pour un relèvement du taux directeur de la Banque d’Angleterre d’un quart de point, le portant à 4 pour cent, ce qui atteste de sa fermeté dans le débat sur l’inflation.

À l’approche de la prochaine réunion du comité de politique monétaire fixée au début du mois de novembre, les marchés anticipent majoritairement qu’une majorité des membres du MPC suivra cette orientation en soutenant une nouvelle hausse du taux à ce même niveau de 4 pour cent.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.