Publié le 8 octobre 2024 15:56:00. Malgré les tensions géopolitiques et économiques persistantes, le Fonds Monétaire International (FMI) relève légèrement ses prévisions de croissance mondiale, tout en restant prudent face aux risques futurs.
- Le FMI prévoit une croissance mondiale d’environ 3 % à moyen terme.
- L’économie américaine a démontré une résilience inattendue, évitant pour l’instant la récession anticipée.
- Des signaux d’alerte persistent, notamment une demande accrue d’or et le risque d’une nouvelle poussée inflationniste.
L’économie mondiale se montre plus robuste que prévu, a déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, lors de son discours d’ouverture en amont des réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale. Elle a souligné que l’économie mondiale “résiste à des tensions aiguës dans l’ensemble” et “se développe mieux que craint, mais serait pire que nécessaire”.
Selon les prévisions du prochain rapport annuel du FMI, qui sera publié mardi, la croissance mondiale devrait atteindre environ 3 % à moyen terme. Bien que ce chiffre soit conforme aux années précédentes, il reste inférieur à la moyenne de 3,7 % observée avant la pandémie de Covid-19.
En avril dernier, de nombreux experts, y compris certains au sein même du FMI, anticipaient une récession à court terme aux États-Unis, avec des répercussions négatives potentielles sur l’économie mondiale. Cependant, l’économie américaine, ainsi que celles de nombreux pays développés et émergents, ont fait preuve d’une résistance surprenante.
« En avril, de nombreux experts – nous n’étions pas là – ont déclaré une récession à court terme aux États-Unis avec des conséquences négatives pour le reste du monde. »
Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI
Cette meilleure performance est en partie due à des taux d’intérêt américains moins élevés que prévu initialement, ainsi qu’à des conditions financières globales qui continuent de soutenir l’activité économique.
Malgré cette résilience, Kristalina Georgieva a mis en garde contre un optimisme excessif, soulignant que la capacité de l’économie mondiale à faire face à de nouvelles perturbations n’a “pas encore été complètement mise à l’épreuve”. Elle a notamment pointé du doigt une demande mondiale croissante d’or, souvent perçue comme un signe d’incertitude économique, et le risque que de nouvelles hausses de tarifs douaniers puissent raviver les pressions inflationnistes.
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