La Nouvelle-Zélande retrouve les sommets. En s’imposant 34-10 face aux Tonga, samedi 7 novembre 2026, au McDonald Jones Stadium de Newcastle, les Kiwis se sont qualifiés pour la finale de la Coupe du monde de rugby à XIII. Il leur aura fallu attendre treize ans pour renouer avec un tel rendez-vous.
Le pari gagnant de Kalyn Ponga
Le retour de l’arrière Kalyn Ponga a cristallisé cette victoire. Opéré d’une fracture de l’avant-bras gauche le 15 octobre, lors du match d’ouverture contre l’Australie, le joueur de 28 ans a forcé le destin. Malgré une plaque chirurgicale imposante qui a maintenu l’encadrement dans le doute jusqu’à la veille du match, Ponga a convaincu lors des derniers entraînements.
Stacey Jones, l’entraîneur principal, a déclaré que Kalyn Ponga était une personne difficile et qu’il était très déterminé à jouer.
Une maîtrise tactique sous pression
Sur le terrain, l’influence de Ponga a été totale. Son jeu de jambes et sa vision ont débloqué des espaces pour Briton Nikora, Casey McLean et Xavier Willison. Il a surtout dominé son vis-à-vis, Lehi Hopoate, notamment en neutralisant une action sur un ballon perdu dans l’en-but, ce qui a directement ouvert la voie à un essai de Dane Gagai. Son plaquage salvateur sur Demitric Vaimauga a définitivement balayé les inquiétudes liées à sa blessure.
« C’est évidemment un joueur hors du commun », a déclaré le capitaine des Kiwis, James Fisher-Harris. « Avec l’état d’esprit défensif qu’il a montré ce soir, il a sauvé quelques essais. C’est ce que j’aime chez KP. » C’est un phénomène de la nature. Ses qualités de leader sont sous-estimées. Il est très précieux pour nous, surtout pour notre colonne vertébrale. »
James Fisher-Harris, capitaine des Kiwis
Le collectif a parfaitement relayé cette performance individuelle. Si Dane Gagai a provoqué le déclic en poussant les Tonga à la faute, Jahrome Hughes a apporté son impact physique. Dans des conditions climatiques hostiles, marquées par un vent violent, le buteur Jamayne Isaako a tenu son rang avec cinq transformations sur six, portant son bilan personnel à 36 réussites sur 38 tentatives depuis le début du tournoi.
L’ombre de 2008
Cette qualification ravive le souvenir de 2008, année de l’unique sacre mondial des Kiwis. Le capitaine James Fisher-Harris voit dans ce parcours l’aboutissement d’un long cycle : « Nous ne l’avons fait qu’une fois, mais nous construisons avec cette équipe, cette génération, depuis six ou sept ans. »
La fin de parcours pour les Tonga
Pour les Tonga, l’aventure s’arrête en demi-finale pour la deuxième fois de leur histoire. L’entraîneur Kristian Woolf a regretté une gestion défaillante du vent tournant en seconde période.
Kristian Woolf, l’entraîneur des Tonga, a estimé qu’il s’agissait d’une occasion manquée compte tenu du talent et de ce que le groupe avait été capable de réaliser, mais qu’ils n’avaient pas réussi à conclure ce soir-là.