Publié le 26 octobre 2025 18:55:00. Une nouvelle analyse révèle une augmentation préoccupante des cas de carcinome lobulaire invasif (CLI), un type de cancer du sein souvent plus difficile à détecter et à traiter que les autres formes de la maladie. Cette hausse, observée dans tous les groupes ethniques, souligne la nécessité d’une meilleure sensibilisation et d’une recherche plus ciblée.
- Entre 2012 et 2021, l’incidence du CLI a augmenté de 2,8 % par an, contre 0,8 % pour tous les autres cancers du sein combinés.
- Le CLI représente désormais 10,6 % de tous les diagnostics de cancer du sein, soit environ 14 femmes sur 100 000.
- Contrairement à d’autres cancers du sein, le CLI présente des caractéristiques spécifiques qui nécessitent une approche diagnostique et thérapeutique adaptée.
Le Dr Olubukola Ayodele, spécialiste du cancer du sein au Leicester NHS Trust, a partagé les résultats de cette analyse, publiée dans The ASCO Post en octobre 2025, sur sa page LinkedIn. Elle alerte sur le fait que le carcinome lobulaire invasif (CLI) progresse plus rapidement que les autres sous-types de cancer du sein.
Selon les données, en 2021, l’ILC représentait environ 10,6 % de tous les diagnostics de cancer du sein, ce qui correspond à environ 14 femmes diagnostiquées pour 100 000 personnes. L’augmentation des cas a été constatée dans tous les groupes raciaux et ethniques, avec une progression annuelle de 2,5 % chez les femmes amérindiennes/autochtones de l’Alaska et de 4,4 % chez les femmes d’origine asiatique/insulaire du Pacifique.
Bien que les taux de survie à court terme puissent sembler légèrement supérieurs à ceux d’autres cancers du sein, les résultats tendent à se détériorer après sept ans, en particulier dans les cas avancés. Cette observation souligne l’importance d’un suivi à long terme.
Pourquoi cette évolution est-elle préoccupante ?
Le CLI se distingue des autres formes de cancer du sein par plusieurs caractéristiques. Il se développe souvent en fines ramifications plutôt qu’en une masse palpable, ce qui rend sa détection par mammographie plus difficile. De plus, il a tendance à se propager selon des schémas atypiques et peut répondre différemment aux traitements hormonaux et de chimiothérapie conventionnels.
Malgré ces spécificités, le CLI est souvent étudié comme s’il s’agissait d’un carcinome canalaire, le type de cancer du sein le plus courant. Cette approche peut entraîner des retards dans le diagnostic, des thérapies inadaptées et, en fin de compte, des résultats moins favorables pour les patientes.
Que pouvons-nous faire ?
Le Dr Ayodele appelle à une action collective sur plusieurs fronts :
- Sensibilisation : Partager l’information sur le CLI avec son entourage, afin de mieux faire connaître ce type de cancer.
- Information : Poser des questions précises à son médecin en cas de diagnostic de cancer du sein, afin de comprendre le type spécifique de cancer et son impact sur le traitement.
- Recherche : Soutenir financièrement et promouvoir la recherche spécifique au CLI, afin de mieux comprendre sa biologie et de développer des traitements plus efficaces.
- Équité : Veiller à ce que toutes les femmes, quel que soit leur origine ethnique ou leur lieu de résidence, aient accès à un dépistage et à des soins de qualité.
- Suivi : Encourager un suivi médical régulier et à long terme, car le risque de récidive du CLI peut persister pendant de nombreuses années après le traitement.
« Chaque statistique représente une personne : une mère, une sœur, une amie ou une patiente qui mérite la meilleure chance possible. »
Olubukola Ayodele, spécialiste du cancer du sein
À l’occasion du Mois de sensibilisation au cancer du sein, il est essentiel d’élargir la conversation au-delà des clichés habituels et de s’assurer qu’aucune femme n’est oubliée.

Pour en savoir plus sur les travaux du Dr Olubukola Ayodele, consultez OncoDaily.
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