Publié le 6 octobre 2025 à 08h08. OpenAI, en collaboration avec l’ancien directeur du design d’Apple, Jony Ive, développe un appareil d’intelligence artificielle innovant, mais des défis techniques et des préoccupations liées à la confidentialité pourraient retarder sa sortie.
- OpenAI a acquis la startup IO, fondée par Jony Ive, en mai 2025 dans le but de créer une nouvelle génération d’ordinateurs alimentés par l’IA.
- L’appareil en développement est décrit comme un dispositif de la taille d’une paume, sans écran, capable d’interpréter des signaux audio et visuels de son environnement.
- Les principaux obstacles rencontrés concernent la gestion de la confidentialité des utilisateurs, notamment un mode d’écoute potentiellement permanent.
L’ambition d’OpenAI, révélée par le Financial Times, est de révolutionner l’interaction homme-machine avec un appareil d’IA compact et intuitif. La startup IO, issue de l’acquisition de mai 2025, travaille sur un dispositif « de la taille d’une paume » qui, selon les informations disponibles, serait capable de « prendre des indices audio et visuels de l’environnement physique » et de répondre aux requêtes des utilisateurs.
Cependant, le projet se heurte à des difficultés. Les équipes d’OpenAI et de Jony Ive peinent à définir la personnalité de l’assistant virtuel intégré, à optimiser son infrastructure informatique et, surtout, à garantir le respect de la vie privée des utilisateurs. La question de la confidentialité est au cœur des préoccupations, avec la crainte que l’appareil fonctionne en permanence en mode écoute, à l’instar des assistants vocaux comme Alexa d’Amazon.
Une source proche du projet a souligné que le dispositif pourrait être doté d’un mode d’écoute « toujours actif », sans nécessiter de mot de déclenchement. Cette fonctionnalité, bien que pratique, soulève des inquiétudes quant à la collecte et à l’utilisation des données personnelles. OpenAI et Ive doivent donc trouver un équilibre entre la réactivité de l’appareil et la protection de la vie privée, en déterminant précisément quand l’IA doit répondre et quand elle doit interrompre la conversation.
Le développement de ce type d’appareils d’IA est un domaine en pleine effervescence, mais aussi semé d’embûches. Des tentatives précédentes, comme la broche AI humaine vendue à HP, ou le Rabbit R1, n’ont pas rencontré le succès escompté. Il reste donc à voir si OpenAI et Jony Ive parviendront à concevoir un appareil d’IA capable de convaincre les consommateurs et de répondre à leurs attentes en matière de performance et de confidentialité.
Sur le même sujet
