Home AffairesUn dirigeant injustement licencié pour « sans faute » par appel vidéo et récompensé de 180 000 € – The Irish Times

Un dirigeant injustement licencié pour « sans faute » par appel vidéo et récompensé de 180 000 € – The Irish Times

by Amélie Bernard

Publié le 17 décembre 2025 18:41:00. Un ancien cadre a obtenu la plus forte indemnité pour licenciement abusif jamais enregistrée en 2025, soit 180 000 €, après avoir été informé de son départ par appel vidéo quelques jours seulement avant son premier anniversaire au sein de l’entreprise.

  • Un cadre a reçu une indemnité de 180 000 € pour licenciement abusif.
  • Il avait été informé de son licenciement par appel vidéo, alors qu’il était en congé maladie.
  • La Commission des relations du travail (WRC) a jugé le licenciement injuste et illégal.

David Haran, ancien chef de cabinet de HED Unity Limited, a remporté une bataille juridique face à son ancien employeur. La Commission des relations du travail (WRC) lui a accordé une somme record de 180 000 € en réparation de préjudice, suite à un licenciement jugé abusif.

Selon les informations présentées lors de l’audience du mois dernier, M. Haran avait rejoint HED Unity Limited le 19 avril 2021 avec un salaire annuel de 160 000 €. Il a été convoqué à un appel vidéo le 14 avril 2022, alors qu’il était en congé maladie, pour apprendre qu’il était licencié, et ce, sans motif précis. Liliane Huguet, directrice générale de l’entreprise, et Tim Degraye, l’un de ses administrateurs, lui ont annoncé la nouvelle.

M. Haran avait également reçu, quatre mois plus tôt, la promesse d’une prime substantielle de 80 000 €, équivalant à la moitié de son salaire annuel. Son contrat de travail prévoyait également des avantages sociaux importants, incluant une couverture santé privée, un régime de retraite avec une contribution patronale pouvant atteindre 10 % de son salaire, et une participation au capital de l’entreprise d’un montant de 1 %.

Un point soulevé par l’avocat de M. Haran, Simon Deane de Joseph T Deane & Associates, est que le contrat de travail, bien que présenté comme preuve, ne portait que la signature de M. Haran, et non celle de son employeur.

Le licenciement est survenu cinq jours avant son premier anniversaire au sein de l’entreprise, le privant ainsi de la protection offerte par la législation sur les licenciements abusifs. Cependant, l’arbitre Michael MacNamee a estimé que le non-paiement du préavis de trois mois auquel M. Haran avait droit prolongeait sa période de service aux fins de la loi jusqu’au 14 juillet 2022.

Après son licenciement, M. Haran a cherché un nouvel emploi et a finalement trouvé une position rémunérée à 85 000 € par an en septembre 2022, après six semaines de chômage. L’arbitre a souligné que l’entreprise n’était pas présente à l’audience et n’a fourni aucune justification pour le licenciement, acceptant ainsi le témoignage de M. Haran comme incontesté.

Dans sa décision, M. MacNamee a qualifié le licenciement d’« injuste » et d’« illégal », accordant ainsi l’indemnité de 180 000 € à M. Haran. Il a reconnu que M. Haran avait fait des efforts raisonnables pour minimiser ses pertes financières, mais qu’il n’avait pas réussi à retrouver un emploi avec le même niveau de rémunération.

M. Haran subissait une perte de plus de 1 400 € par semaine et avait, en théorie, accumulé des pertes supérieures à 250 000 € jusqu’au mois dernier. L’arbitre a cependant noté que l’entreprise semblait avoir cessé ses activités et que le salaire initial de M. Haran était peut-être financièrement insoutenable pour l’entreprise dès le départ.

Bien que la prime et la participation au capital aient été évoquées, M. MacNamee a précisé qu’il n’existait aucune preuve de leur versement effectif, et qu’elles ne pouvaient donc pas être prises en compte dans le calcul de l’indemnisation.

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