Home AffairesUn employé du NCT de 23 ans licencié par téléphone obtient une indemnisation de 13 200 € – The Irish Times

Un employé du NCT de 23 ans licencié par téléphone obtient une indemnisation de 13 200 € – The Irish Times

by Amélie Bernard

Publié le 8 octobre 2024 18:02:00. Une ancienne employée d’un centre d’appels du NCT (National Car Testing), licenciée par téléphone après 23 ans de service, a obtenu plus de 13 200 € d’indemnisation pour discrimination liée à son état de santé. Cette décision met en lumière des pratiques de licenciement jugées inappropriées par la Commission des relations du travail (WRC).

  • Anne Doyle a reçu 11 000 € pour discrimination liée à son handicap et 2 200 € pour des congés payés non versés.
  • L’entreprise Applus Car Testing Ltd. n’a pas répondu aux plaintes et n’a pas comparu devant la WRC.
  • Le licenciement est survenu trois ans après un arrêt maladie suite à une chute.

Anne Doyle a remporté une bataille juridique contre son ancien employeur, Applus Car Testing Ltd., après avoir été licenciée de son poste d’agent de centre d’appels le 7 février 2024. Elle travaillait pour le NCT depuis avril 2001 et percevait un salaire hebdomadaire de 420 € (environ 435 € au taux de change actuel) pour un temps partiel de 30 heures.

L’origine de ce litige remonte à décembre 2020, lorsque Mme Doyle a chuté en descendant d’un bus. Cet incident a nécessité des examens médicaux et un traitement continu pour diverses affections. Entre octobre 2021 et septembre 2023, elle a été examinée à trois reprises par les médecins du travail de l’entreprise, qui ont conclu qu’elle souffrait d’une « pathologie complexe avec des douleurs dans le bas du dos l’empêchant de marcher et des tremblements des mains affectant sa dextérité ». Un rapport médical datant de mars 2022 avait même déclaré Mme Doyle « inapte au travail ».

Selon son témoignage devant la WRC, Mme Doyle avait exprimé à son supérieur hiérarchique son souhait de reprendre le travail, même avec des horaires réduits ou en télétravail. Cette dernière option lui aurait été refusée. Le 7 février, elle a reçu un appel téléphonique inattendu d’un responsable des ressources humaines lui annonçant son licenciement.

Mme Doyle a contesté cette décision et a participé à une réunion où elle a souligné les progrès de sa santé et sa perte de poids, exprimant son espoir d’être bientôt déclarée apte au travail. Elle avait apporté des documents médicaux, mais on ne lui a pas demandé de les présenter. Elle a qualifié cette réunion d’« une blague ».

L’arbitre Catherine Byrne a noté l’absence d’Applus Car Testing Ltd. après la notification de l’audience et a fondé sa décision uniquement sur le témoignage de Mme Doyle. Bien qu’elle ait reconnu que le licenciement de Mme Doyle était compréhensible compte tenu de son incapacité à travailler, elle a souligné que la manière dont il a été effectué était problématique.

« J’estime que la plaignante a été licenciée de cette manière superficielle parce qu’elle était absente pour cause de maladie. »

Catherine Byrne, arbitre

L’arbitre Byrne a estimé qu’un employé licencié pour motif économique ou disciplinaire n’aurait pas été informé de cette décision par un simple appel téléphonique suivi d’une lettre de confirmation le même jour. Elle a conclu à une discrimination fondée sur le handicap, que l’employeur n’a pas réussi à réfuter. En conséquence, elle a accordé à Mme Doyle une indemnisation totale de 13 200 € (hors taxes), comprenant 11 000 € pour discrimination et 2 200 € pour les congés payés non pris.

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