Une femme du comté de Riverside, surnommée « la dame aux fesses », a été reconnue coupable de meurtre au second degré après le décès d’une actrice de télévision suite à une injection de silicone illégale. Libby Adame, déjà condamnée pour un décès similaire, risque désormais une peine de prison beaucoup plus lourde.
À retenir
- Libby Adame a été reconnue coupable du meurtre au second degré de Cindyana Santangelo, décédée d’une embolie après une injection de silicone dans les fesses.
- Adame avait été avertie qu’elle pourrait être accusée de meurtre si un autre client décédait suite à ses injections illégales.
- Malgré une première condamnation pour homicide involontaire, Adame a continué à pratiquer des injections de silicone non autorisées.
Contexte
Le verdict a été rendu jeudi par un jury de Los Angeles, selon les archives judiciaires. En 2024, Libby Adame avait déjà été reconnue coupable d’homicide involontaire et d’exercice illégal de la médecine pour la mort de Karissa Rajpaul, 26 ans, décédée en 2019 après une injection de silicone dans les fesses à Sherman Oaks. Le procureur adjoint du comté de Los Angeles, Lee Cernok, avait souligné lors du procès de 2024 qu’Adame avait été informée par le juge qu’elle s’exposait à des accusations de meurtre si un autre patient mourait, compte tenu des dangers qu’elle connaissait liés à ses pratiques.
L’affaire a révélé qu’Adame était potentiellement consciente des risques associés aux injections de silicone dans les fesses bien avant les décès de Rajpaul et Santangelo. Des images de vidéosurveillance datant de 2018 montrent Adame quittant précipitamment un salon de beauté à South Gate alors que des ambulanciers intervenaient pour secourir une femme qui est décédée par la suite des suites d’une injection. Aucune accusation n’avait été portée dans cette affaire.
Frank Santangelo, le mari de la victime, a témoigné lors du procès le plus récent et a intenté une action en justice pour mort injustifiée contre Adame. Il a déclaré : « Sa femme a été tuée dans la fleur de l’âge dans sa propre maison après s’être fait injecter illégalement des substances dangereuses et non approuvées par Libby Adame, une personne sans permis se présentant faussement comme qualifiée pour effectuer des procédures esthétiques ». Il a ajouté que la mort de sa femme aurait pu et dû être évitée.
Ce qui change
Adame risque une peine minimale obligatoire de 15 ans de prison pour le meurtre au second degré, ainsi qu’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans pour l’exercice illégal de la médecine. Une accusation supplémentaire de lésions corporelles graves pourrait ajouter entre trois et six années supplémentaires à sa peine. Elle devrait être condamnée le 5 novembre.
Par ailleurs, une femme de Floride est actuellement en attente de son procès en Californie, accusée d’avoir pratiqué des injections de silicone fatales dans les fesses à une sosie de Kim Kardashian.
La Food and Drug Administration (FDA) met en garde contre l’utilisation de silicone injectable pour le remodelage du corps, soulignant qu’il n’est pas approuvé par l’agence et présente de graves risques, notamment des accidents vasculaires cérébraux, des infections et la mort en cas de migration du silicone.
Prochaines étapes
La date de la condamnation d’Adame, fixée au 5 novembre, sera un moment clé. L’issue du procès de la femme de Floride, accusée d’injections similaires, sera également suivie de près. Les autorités sanitaires continueront probablement à sensibiliser le public aux dangers des injections de silicone illégales.
Chiffres clés
- 2019 : Année du décès de Karissa Rajpaul suite à une injection de silicone illégale.
- 24 mars : Date de l’injection fatale administrée à Cindyana Santangelo.
- 15 ans : Peine minimale obligatoire pour meurtre au second degré en Californie.
Sources
City News Service
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