Publié le 24 décembre 2025 14h43. À partir du 1er janvier 2026, le système de consigne pour les emballages de boissons va devenir obligatoire en Pologne, une initiative qui suscite à la fois des attentes et des interrogations chez les producteurs, les distributeurs et les consommateurs.
- La consigne sera de 50 centimes de złoty (PLN) pour les bouteilles en plastique et les canettes métalliques, et de 1 złoty pour les bouteilles en verre réutilisables.
- Les magasins de plus de 200 mètres carrés devront obligatoirement mettre en place le système de retour des emballages, tandis que les petits commerces pourront y adhérer volontairement.
- La disponibilité limitée des emballages consignés pendant la période de transition actuelle constitue un défi majeur pour la sensibilisation des consommateurs.
La mise en place du système de consigne en Pologne, prévu pour débuter pleinement en 2026, est en cours de préparation. Les fournisseurs d’emballages s’adaptent progressivement, et les grandes surfaces se préparent à accueillir les machines de retour. Cependant, des défis subsistent, notamment en ce qui concerne l’adhésion des petits commerces et la communication auprès du public.
Zygmunt Ochał, vice-président du conseil d’administration de Zwrotka SA, l’un des opérateurs du système de dépôt, souligne que la période transitoire actuelle, qui se termine fin décembre, rend difficile la mise en œuvre de campagnes d’information à grande échelle.
« Il est difficile de motiver le retour des emballages lorsque leur présence sur le marché est marginale. »
Zygmunt Ochał, vice-président du conseil d’administration de Zwrotka SA
Il précise que pour les petits commerces, l’adhésion au système représente un enjeu économique direct : un client ne pouvant pas déposer son emballage dans un magasin de proximité se dirigera vers une grande surface, ce qui pourrait impacter le chiffre d’affaires des petits commerçants.
Du côté des fournisseurs, PepsiCo Polska confirme produire depuis mi-octobre des bouteilles adaptées au système de consigne et constate un intérêt croissant pour ces produits. Julian Krzyżanowski, responsable de la communication d’entreprise chez PepsiCo Polska, indique :
« Nous sommes prêts à gérer le nombre croissant de commandes et à ajuster constamment les volumes de production à la demande du marché. En outre, dès le début, nous soutenons activement la construction du système de caution. En collaboration avec dix autres entreprises, nous avons créé l’opérateur Kaucja.pl pour rendre le système efficace, stable et convivial. »
Julian Krzyżanowski, responsable de la communication d’entreprise chez PepsiCo Polska
Le groupe Maspex, qui commercialise des marques telles que Tymbark, Kubuś, Tiger et Nestea, assure également que ses premiers produits consignés sont déjà disponibles en magasin. Daniel Karaś, représentant de Maspex, explique que la période de transition est utilisée pour ajuster les processus de production et de vente, et pour surveiller la préparation du marché.
« Nos préparations sont complètes, basées sur l’expérience d’autres pays où nous sommes présents et sur des stratégies préalablement établies qui prennent en compte l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement et les attentes des unités commerciales. »
Daniel Karaś, représentant de Maspex
La question de l’adhésion des brasseries au système de consigne a récemment été clarifiée par la ministre du Climat et de l’Environnement, Paulina Hennig-Kloska, qui a annoncé qu’elles ne seraient pas tenues d’y adhérer si elles continuaient à récupérer elles-mêmes leurs bouteilles en verre. Par ailleurs, l’interprétation du lieu d’achat lors d’une vente en ligne ou via une application reste à préciser, et a fait l’objet de questions auprès du Médiateur des petites et moyennes entreprises.
Le ministère du Climat et de l’Environnement prévoit de faire le point sur la période de transition du système de consigne après les vacances et de communiquer ses conclusions aux médias. Selon Zwrotka SA, la plupart des boissons disponibles dans le commerce de détail devraient être consignées et étiquetées d’ici le premier trimestre de l’année prochaine.
Bartłomiej Chudy, journaliste et éditeur de money.pl
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