Les sociétés de financement commercial (SFC) offrent des rendements attractifs, mais présentent des risques souvent sous-estimés. Une analyse approfondie révèle que certaines SFC sont fragilisées par une spécialisation excessive ou des frais de gestion prohibitifs, tandis que des alternatives plus sûres existent pour les investisseurs en quête de revenus.
Les SFC, qui prêtent à des entreprises de taille moyenne souvent exclues du financement bancaire traditionnel, ont gagné en popularité ces dernières années. Certaines affichent des rendements supérieurs à 12,9 %. Un investissement de 10 000 $ pourrait ainsi générer plus de 1 290 $ de dividendes annuels. Elles constituent donc un outil intéressant pour les retraités.
Cependant, il est crucial d’être vigilant. Une SFC trop concentrée sur un seul secteur peut s’avérer particulièrement vulnérable. L’exemple d’une SFC affichant un rendement de 16,6 %, mais dont le cours a chuté de 15 % cette année, illustre ce danger. Alors que le secteur technologique a progressé de plus de 21 % sur la même période, ce fonds a sous-performé, démontrant qu’un rendement élevé ne garantit pas la sécurité.
Un autre point d’attention majeur concerne les frais de gestion. Les SFC, en ciblant des entreprises plus petites, attirent également l’intérêt de grandes banques qui lancent leurs propres véhicules de financement. Ces derniers peuvent imposer des frais considérables. À titre d’exemple, une SFC gérée par Goldman Sachs facture environ 3,9 % de frais, soit 35,2 millions de dollars et 23,9 $ de frais incitatifs pour 1,5 milliard de dollars d’actifs en 2024, une charge qui pèse sur la capacité du fonds à maintenir ses dividendes.
L’histoire de TPVG est édifiante : après avoir affiché des dividendes fiables, la société a dû les réduire l’année dernière, décevant ses actionnaires. Même si GSBD a maintenu ses paiements depuis sa création, un examen de ses états financiers révèle des faiblesses. Au cours des six premiers mois de 2025, GSBD a généré 94,1 millions de dollars de revenus de placement, soit un rendement annualisé d’environ 12,4 %. Cependant, une perte de 125 millions de dollars dans son portefeuille a ramené le rendement net annualisé à 9,4 %, insuffisant pour couvrir intégralement le dividende. Une réduction d’environ 40 cents par action pourrait s’avérer nécessaire, ramenant le rendement de GSBD de 13 % à moins de 9 %.
Une alternative plus sûre réside dans les fonds fermés (FC) axés sur des secteurs porteurs et diversifiés. Le FC STK, spécialisé dans la technologie, a surperformé à la fois le S&P 500 et GSBD au cours de la dernière décennie. Son dividende de 5 % n’a jamais été réduit et a même été complété par des dividendes spéciaux. STK investit dans des entreprises de grande capitalisation comme Apple, Microsoft et Alphabet.
De plus, STK se négocie actuellement avec une décote de 5,3 % par rapport à sa valeur liquidative, ce qui représente une opportunité d’achat intéressante. D’autres FC offrent des rendements encore plus élevés, avec un potentiel d’appréciation de 20 % ou plus au cours de l’année à venir. Ces fonds, investis dans des obligations et des actions d’entreprises bien établies, constituent une option attrayante pour les investisseurs en quête de revenus stables et durables.
