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4 000 pas liés à une mortalité plus faible chez les femmes âgées

by Sophie Martin

Publié le 23 octobre 2025 à 21h59. Une nouvelle étude remet en question l’objectif souvent recommandé de 10 000 pas quotidiens, suggérant que même de courtes périodes d’activité physique, comme quelques jours de marche par semaine, peuvent significativement réduire les risques de décès et de maladies cardiovasculaires chez les femmes âgées.

  • Marcher seulement 4 000 pas par jour, même un ou deux jours par semaine, est associé à une réduction significative du risque de mortalité et de maladies cardiaques chez les femmes de plus de 45 ans.
  • L’étude suggère que le volume total de pas quotidiens est plus important que la fréquence à laquelle un certain seuil est atteint.
  • Les résultats soulignent l’importance d’intégrer les mesures de pas dans les recommandations d’activité physique et les pratiques de santé publique pour les femmes âgées.

Des chercheurs ont publié leurs conclusions dans le British Journal of Sports Medicine, ouvrant une nouvelle perspective sur la manière dont l’activité physique peut être abordée pour améliorer la santé des femmes âgées.

L’étude, menée auprès de 13 547 femmes âgées d’au moins 45 ans sans antécédents de maladies cardiovasculaires ou de cancer, a suivi les participantes pendant environ 11 ans. Les femmes portaient un podomètre pendant sept jours consécutifs, et les chercheurs ont analysé la relation entre le nombre de pas quotidiens, la fréquence à laquelle différents seuils de pas étaient atteints (4 000, 5 000, 6 000 et 7 000 pas) et les risques de mortalité toutes causes confondues et de maladies cardiovasculaires.

Les résultats ont révélé que les femmes qui atteignaient un seuil de 4 000 pas par jour pendant un à deux jours par semaine présentaient un risque de décès réduit de 26 % et un risque de maladies cardiovasculaires réduit de 27 % par rapport à celles qui n’atteignaient jamais ce seuil. Atteindre ce même seuil pendant trois jours ou plus par semaine était associé à une réduction encore plus importante du risque de décès (40 %) et de maladies cardiovasculaires (27 %).

L’étude a également observé une association inverse globale entre le nombre total de pas quotidiens et le risque de mortalité. Cependant, l’impact le plus significatif semblait être lié au volume total de pas plutôt qu’à la fréquence à laquelle un seuil spécifique était atteint. Cette observation est corroborée par des données méta-analytiques récentes publiées dans The Lancet Public Health, qui suggèrent que des bénéfices significatifs pour la santé sont observés dès 7 000 pas par jour, remettant en question l’objectif de 10 000 pas souvent cité mais scientifiquement peu étayé.

Les chercheurs soulignent que ces résultats pourraient avoir des implications importantes pour les recommandations en matière d’activité physique. Ils suggèrent que les femmes peuvent adopter un modèle d’activité physique plus flexible, comme celui du « guerrier du week-end » (activité physique concentrée sur un ou deux jours par semaine), pour améliorer leur santé. Ils notent également que maintenir un niveau d’activité physique supérieur à 4 000 pas par jour peut aider à prévenir un cercle vicieux de sédentarité et de fragilité.

Des recherches complémentaires, publiées dans le European Journal of Preventive Cardiology, ont montré que marcher plus vite et sur de plus longues distances réduit davantage le risque cardiovasculaire, suggérant que l’intensité de l’activité physique pourrait également jouer un rôle important, en particulier pour les populations à risque plus élevé.

Au-delà des bénéfices cardiovasculaires, d’autres études, notamment une méta-analyse parue dans JAMA Network Open, ont mis en évidence un lien entre un nombre plus élevé de pas quotidiens et une meilleure santé mentale, avec une réduction d’environ 9 % du risque de dépression pour chaque 1 000 pas supplémentaires. Des études sur la conception urbaine, publiées dans Nature, démontrent également que vivre dans des villes plus propices à la marche peut augmenter le nombre de pas quotidiens et améliorer la santé globale.

Il est important de noter que cette étude est observationnelle et ne peut donc pas établir de lien de causalité direct entre le nombre de pas et la réduction des risques pour la santé. Néanmoins, les résultats soulignent l’importance d’intégrer les mesures de pas dans les futures directives en matière d’activité physique et dans les pratiques cliniques visant à améliorer la santé et le bien-être des femmes âgées.

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