Home Santé8 tendances que les employeurs devraient surveiller en 2026, par groupe d’entreprises sur la santé

8 tendances que les employeurs devraient surveiller en 2026, par groupe d’entreprises sur la santé

by Sophie Martin

Les entreprises françaises anticipent une forte hausse des dépenses de santé en 2026 et se préparent à une refonte de leurs stratégies pour maîtriser les coûts, selon une nouvelle étude. Face à un système de soins complexe et en mutation, les employeurs devront agir rapidement pour préserver l’accès à des prestations de qualité tout en contenant les dépenses.

Le rapport de tendances publié par le Business Group on Health met en lumière huit enjeux majeurs qui façonneront les offres de santé en 2026. L’étude révèle que les employeurs prévoient une augmentation médiane de 9 % des coûts de santé l’année prochaine, et de 7,6 % une fois les ajustements de régime pris en compte. Ces prévisions interviennent après deux années où les coûts réels ont dépassé les estimations initiales, et pourraient même atteindre des niveaux à deux chiffres pour les entreprises multinationales opérant dans certaines régions.

Selon Ellen Kelsay, présidente et directrice générale du Business Group on Health, « un environnement de coûts volatil est alimenté par un écosystème de soins de santé complexe et fragmenté, et il est en train de s’effondrer ». Elle souligne la nécessité pour les employeurs d’agir « rapidement et de manière stratégique pour gérer les coûts tout en améliorant les résultats en matière de santé ».

L’étude met en avant la nécessité pour les employeurs de se concentrer sur l’essentiel, notamment la prévention et les soins primaires, face à la détérioration de la santé de la population et au vieillissement de la main-d’œuvre. Les maladies chroniques demeurent une source importante de coûts, et une approche proactive est donc cruciale.

Les dépenses pharmaceutiques constituent également un défi majeur, en particulier en raison de l’émergence de thérapies innovantes, telles que les thérapies cellulaires et géniques, ainsi que des médicaments pour la perte de poids. Les employeurs envisagent de repenser leur relation avec les gestionnaires de prestations pharmaceutiques (PBM) afin de maîtriser ces coûts et d’optimiser la valeur pour les employés.

Par ailleurs, les entreprises intensifieront leur contrôle sur leurs partenaires en matière de santé. Les programmes de partenariat, souvent insuffisamment intégrés et manquant de coordination clinique, seront soumis à un examen plus rigoureux. Seuls les partenaires capables de démontrer des résultats concrets conserveront leur place.

Pour contrôler les coûts, les employeurs se tourneront vers des modèles alternatifs, tels que les plans basés sur la quote-part, les programmes de télémédecine et les modèles centrés sur les soins primaires. Ils attendent également de leurs partenaires une plus grande innovation.

L’intelligence artificielle (IA) jouera un rôle de plus en plus important dans la gestion des prestations de santé, en rationalisant les processus et en améliorant l’accès aux soins. Cependant, les employeurs devront veiller à ce que l’IA ne soit pas utilisée par les prestataires pour augmenter artificiellement les revenus.

Enfin, l’évolution rapide de la politique de santé, notamment les efforts pour réglementer les PBM et les incertitudes liées au financement de Medicaid et à l’Affordable Care Act (ACA), pourrait indirectement affecter les plans des employeurs. Les résultats des élections de mi-mandat pourraient également influencer le rythme des changements législatifs.

Le Business Group on Health souligne la nécessité pour les employeurs de convaincre leurs dirigeants et leurs employés d’accepter le changement, car la confiance dans le système de santé est en baisse et une transformation profonde est nécessaire.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.