Home AffairesRévision des salaires dans les grands hôpitaux pour suivre la divulgation du salaire du PDG de Limerick – The Irish Times

Révision des salaires dans les grands hôpitaux pour suivre la divulgation du salaire du PDG de Limerick – The Irish Times

by Amélie Bernard

Publié le 24 août 2025 18:32. L’ensemble des hôpitaux volontaires irlandais font l’objet d’un audit salarial ordonné par le HSE, suite à la découverte d’une rémunération non conforme pour la directrice générale de l’hôpital St John’s de Limerick. Cette situation a déclenché une crise de confiance entre l’hôpital et les autorités sanitaires.

  • Le HSE examine les salaires de tous les directeurs généraux des hôpitaux volontaires.
  • Le salaire de la directrice générale de l’hôpital St John’s de Limerick a été augmenté au-delà des échelles salariales publiques autorisées.
  • Le ministère des Dépenses publiques a demandé des explications au ministère de la Santé concernant cette situation.

Suite à un article de l’Irish Times révélant une anomalie salariale à l’hôpital St John’s de Limerick, le Health Service Executive (HSE), l’autorité de santé publique irlandaise, a lancé une enquête générale sur les rémunérations des dirigeants des hôpitaux volontaires du pays. L’hôpital de Limerick est au centre d’une polémique après qu’il a été constaté que le salaire d’Emer Martin, sa directrice générale, avait été augmenté en 2023 pour correspondre à une grille salariale réservée aux établissements de catégorie supérieure (H3), alors que l’hôpital est classé H2.

Selon les informations disponibles, les dirigeants des hôpitaux de catégorie H2 peuvent percevoir un salaire compris entre 99 829 € et 106 866 €. Le conseil d’administration de l’hôpital St John’s a pourtant décidé d’aligner la rémunération de Mme Martin sur la grille H3, qui s’étend de 119 571 € à 140 747 €. Cette décision a interpellé le ministère des Dépenses publiques, qui a immédiatement sollicité des éclaircissements auprès du ministère de la Santé.

Dans un courriel interne, un responsable du ministère des Dépenses publiques a exprimé son inquiétude face à ce qu’il qualifie de « taux de rémunération non autorisé ». Il a demandé au ministère de la Santé de fournir un rapport détaillé sur les circonstances de cette augmentation, les raisons qui l’ont motivée et les mesures prises pour « corriger le problème ». La réponse du ministère de la Santé a révélé une certaine surprise, un responsable déclarant qu’il s’agissait d’une « nouvelle pour nous également », et qu’il allait « effectuer un suivi auprès du HSE pour essayer de comprendre ce qui s’est passé et quelles mesures sont prises pour y remédier ».

Le responsable des Dépenses publiques a alors insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre le ministère de la Santé et le HSE afin de s’assurer que les autres hôpitaux volontaires ne bénéficient pas de traitements salariaux similaires. Ces échanges, rendus publics grâce à la loi sur la liberté d’information, ont conduit le HSE à ordonner une vérification systématique des politiques salariales dans tous les établissements concernés.

Un porte-parole du ministère de la Santé a confirmé que cette enquête s’inscrit dans une démarche plus large visant à garantir « la cohérence, la transparence et la responsabilité dans l’administration des salaires du secteur public ». Il a souligné que le respect de la politique salariale est une condition préalable à l’attribution des fonds publics aux hôpitaux volontaires.

Cette affaire intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’hôpital de Limerick et le HSE. Ces dernières semaines, le HSE a menacé de suspendre les droits à pension du personnel de l’hôpital et a exigé le remboursement des paiements jugés « non autorisés ». De plus, tous les projets de développement, actuels et futurs, de l’hôpital St John’s ont été mis en suspens en raison des préoccupations du HSE concernant la gouvernance de l’établissement.

L’hôpital St John’s se défend en affirmant avoir agi de « bonne foi pour éviter le risque de perdre sa directrice générale », soulignant que sans cette augmentation de salaire, Mme Martin aurait perçu une rémunération inférieure à celle de son adjoint. Brendan Leahy, président du conseil d’administration, a également précisé que l’hôpital avait agi conformément à sa constitution et à son plan d’organisation, et qu’il était légalement tenu de le faire, en tant que fiducie caritative soumise aux normes du Charity Regulator.

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