Home SantéGrippe H3N2, COVID-19 et virus respiratoire syncytial : en quoi sont-ils différents et comment les identifier ?

Grippe H3N2, COVID-19 et virus respiratoire syncytial : en quoi sont-ils différents et comment les identifier ?

by Sophie Martin

Le Mexique a identifié le 12 décembre son premier cas de grippe A H3N2 sous-clade K, suscitant l’inquiétude des autorités sanitaires face à un possible essor de cette nouvelle souche à l’échelle internationale. Cette découverte intervient dans un contexte où les symptômes de la grippe H3N2 peuvent être confondus avec ceux de la COVID-19 et du virus respiratoire syncytial (VRS), rendant le diagnostic plus complexe.

La grippe H3N2, causée par le virus « AH3N2 », se manifeste généralement entre le lendemain et quatre jours après l’infection. Les symptômes courants incluent de la fièvre, des frissons, une toux, des difficultés respiratoires, de la fatigue, un mal de gorge, un écoulement ou un nez bouché, des douleurs musculaires, des maux de tête, ainsi que des vomissements et de la diarrhée, particulièrement chez les enfants. Les personnes infectées peuvent être contagieuses un jour avant l’apparition des premiers symptômes et jusqu’à sept jours après.

La COVID-19, quant à elle, est provoquée par le virus « SRAS-CoV-2 ». Les premiers signes apparaissent habituellement le cinquième jour suivant l’infection, mais peuvent se manifester dès le deuxième jour et jusqu’au quatorzième. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) signale que les symptômes les plus fréquents sont la fièvre, les frissons et le mal de gorge. D’autres signes peuvent également être présents, tels que des douleurs musculaires, une fatigue intense, un écoulement nasal important, une congestion nasale, des éternuements, des maux de tête, des douleurs aux yeux, des vertiges, une nouvelle toux persistante, une oppression ou une douleur thoracique, des difficultés respiratoires, un enrouement, un engourdissement ou des picotements, une perte d’appétit, des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales, de la diarrhée, ainsi qu’une perte ou une altération du goût et de l’odorat, et des troubles du sommeil. La contagiosité s’étend de deux jours avant l’apparition des premiers symptômes à dix jours après.

Le virus respiratoire syncytial (VRS) présente des symptômes initiaux qui se développent généralement entre le quatrième et le septième jour après l’exposition. Les signes les plus courants affectant les voies respiratoires supérieures sont un écoulement nasal, un mal de gorge, des maux de tête, de la fatigue et de la fièvre. Si l’infection se propage aux voies respiratoires inférieures, des symptômes tels qu’une toux, des difficultés respiratoires, une respiration rapide, des spasmes bronchiques et une respiration sifflante peuvent apparaître.

Face à la similarité des symptômes, les autorités sanitaires recommandent vivement de consulter un médecin pour obtenir un diagnostic précis et une prise en charge adaptée. « Il est essentiel de distinguer ces trois maladies afin de mettre en place les mesures appropriées », soulignent les experts.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.