Publié le 12 janvier 2026 09:08:00. Une vague de grippe, baptisée « K », frappe l’Italie de part en part, saturant les hôpitaux et menaçant de déstabiliser le système de santé national. Les admissions aux urgences et les cas de pneumonie sont en forte augmentation, avec des patients soignés dans les couloirs faute de lits disponibles.
- Plus de 7,5 millions d’Italiens ont été touchés par la grippe saisonnière, avec 802 879 nouveaux cas enregistrés la semaine dernière.
- La Campanie, la Sicile et les Marches sont les régions les plus touchées, avec des taux d’incidence dépassant la moyenne nationale.
- Les enfants de moins de 10 ans et les personnes âgées de plus de 70 ans sont les groupes les plus vulnérables.
La situation sanitaire en Italie est tendue, alors que le pays fait face à une épidémie de grippe particulièrement virulente. Selon les dernières données disponibles, datant de la première semaine de janvier 2026, le pic de l’épidémie semble imminent. Le nombre total d’infections saisonnières a dépassé 7,5 millions, avec une incidence nationale de 14,07 cas pour 1 000 habitants. Le retour des populations scolaires et professionnelles après les vacances de fin d’année pourrait encore amplifier la propagation du virus.
Trois régions se distinguent par une incidence particulièrement élevée : la Campanie (20,52 cas pour 1 000 habitants), la Sicile (19,41 cas pour 1 000 habitants) et les Marches (18,52 cas pour 1 000 habitants). En Sicile, la situation est jugée « grave », avec un taux d’occupation hospitalière dépassant les 350 %. La combinaison d’une forte circulation virale et d’une faible adhésion à la campagne de vaccination est pointée du doigt. En Campanie, les services d’urgence (118) et les hôpitaux sont soumis à une pression intense. L’hôpital Cardarelli de Naples a constaté une augmentation de 25 % des hospitalisations, dont environ 30 % pour des pneumonies virales.
La Lombardie n’est pas épargnée, avec une augmentation constante des visites aux urgences, qui ont dépassé les 6 000 la semaine dernière. Les enfants (0-9 ans) et les personnes âgées de plus de 70 ans sont les groupes les plus touchés par cette vague épidémique. Plus de 2 200 cas de pneumonie ont été recensés entre le 22 et le 28 décembre dernier. À Rome, on estime que 50 000 personnes sont alitées.
Toutefois, la situation diffère selon les régions. À Rome, l’incidence chez les personnes âgées reste relativement faible, grâce à une forte participation à la campagne de vaccination (1,2 million de doses administrées). L’urgence concerne principalement les jeunes enfants (0-4 ans). Mario Balzanelli, président du 118, a souligné la charge sans précédent de demandes reçues par les centres opérationnels.
« Il est important de ne pas encombrer les lignes d’urgence et de privilégier, lorsque cela est possible, le recours aux médecins généralistes pour la prise en charge des symptômes, qui, bien que pouvant durer jusqu’à 20 jours, peuvent souvent être traités à domicile. »
Mario Balzanelli, président du 118
Les autorités sanitaires appellent à la prudence et à la vaccination, tout en soulignant l’importance d’une prise en charge appropriée des symptômes pour éviter de surcharger les services d’urgence.
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