Publié le 2023-10-24 18:32:00. Les marchés européens ont terminé en baisse mardi, pénalisés par les inquiétudes concernant la politique monétaire américaine et les valorisations du secteur technologique, tandis que la Bourse irlandaise a affiché une performance contrastée, portée par les résultats positifs d’AIB.
- L’indice Iseq All-Share a atteint un nouveau record à Dublin, malgré le repli de Ryanair et de Kingspan.
- Le FTSE 100 à Londres a surperformé ses homologues européens, soutenu par les valeurs pharmaceutiques et BP, mais la livre sterling a continué de baisser.
- Wall Street a également terminé en territoire négatif, après des avertissements de plusieurs grandes banques américaines concernant un possible repli du marché.
Les places financières européennes ont été fragilisées par l’incertitude entourant les prochaines décisions de la Réserve fédérale américaine (Fed). Les investisseurs restent attentifs aux signaux de la banque centrale américaine concernant l’évolution de ses taux d’intérêt, dans un contexte d’inflation persistante. Parallèlement, les résultats décevants de Palantir Technologies, une entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle, ont ravivé les craintes concernant les valorisations élevées de certaines entreprises technologiques.
À Dublin, l’indice Iseq All-Share a clôturé en hausse de 1,04 %, atteignant un niveau record de 12 122,10 points. Cette performance positive est principalement due à la forte progression d’AIB, la banque irlandaise, qui a gagné 4,37 % pour atteindre un cours de 8,36 €. AIB a relevé ses prévisions de revenus nets d’intérêts pour l’ensemble de l’année, anticipant désormais un chiffre supérieur à 3,7 milliards d’euros grâce à une croissance des dépôts plus importante que prévu. Bank of Ireland a également contribué à la hausse, gagnant 2,35 % après avoir levé 750 millions d’euros via sa deuxième obligation verte de 2025. Kerry Group (+1,73 %), Irish Continental Group (+0,70 %) et Permanent TSB Group (+0,99 %) ont également enregistré des gains.
À Londres, le FTSE 100 a terminé la séance en hausse de 0,1 %, à 9 714,96 points, surperformant ainsi les autres marchés européens et américains. Les valeurs pharmaceutiques GSK (+1,9 %) et AstraZeneca (+1,3 %) ont soutenu l’indice, tout comme BP (+1,3 %), qui a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et annoncé un nouveau programme de rachat d’actions de 750 millions de livres sterling. En revanche, AB Foods a chuté de 3,0 % après avoir annoncé son intention de scinder ses activités de vente au détail (Primark) et alimentaires (marques telles que Twinings, Kingsmill, Jordans et Mazola).
Sur le continent européen, le Stoxx Europe 600 a perdu 0,3 %, pénalisé par le recul des valeurs minières, affectées par la baisse des prix du cuivre. Le SMI suisse a fait exception, progressant de 0,6 %, porté par les secteurs de l’alimentation, des boissons et de la santé, avec Novartis et Roche en tête des gains. Telefónica a subi une forte baisse de 13 %, sa plus forte chute depuis le krach de 2020 lié à la pandémie de Covid-19, après avoir revu à la baisse ses prévisions de flux de trésorerie et réduit de moitié son dividende pour 2026. Edenred SE a également reculé de 8,6 % suite à des prévisions de bénéfices décevantes.
À Wall Street, les principaux indices ont terminé en baisse, après des avertissements de Morgan Stanley et Goldman Sachs concernant un possible repli du marché de l’ordre de 10 à 15 %. Les actions de Palantir Technologies ont également chuté, malgré des prévisions de chiffre d’affaires pour le quatrième trimestre supérieures aux attentes des analystes. Les grandes valeurs technologiques, telles que Nvidia, Alphabet et Microsoft, ont également été touchées, pesant sur l’indice S&P 500. L’indice de volatilité CBOE, souvent considéré comme un indicateur de la peur sur les marchés, s’est rapproché de son plus haut niveau depuis deux semaines.
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