Home SantéAlimentation, exercice et défis mentaux : voici comment transformer la santé cérébrale à la maison

Alimentation, exercice et défis mentaux : voici comment transformer la santé cérébrale à la maison

by Sophie Martin

Publié le 14 décembre 2023. Une journaliste spécialisée en neurosciences a radicalement transformé le quotidien de sa famille en adoptant des habitudes simples, mais scientifiquement prouvées, pour optimiser la santé de leur cerveau, avec des résultats notables en seulement un an.

  • L’intégration d’une alimentation riche en aliments fermentés et l’élimination des produits ultra-transformés ont amélioré le microbiome intestinal.
  • La consommation quotidienne de multivitamines et de créatine pourrait ralentir le déclin cognitif et fournir une énergie essentielle au cerveau.
  • L’exposition régulière au froid et à la chaleur, ainsi que l’activité physique en pleine nature, réduisent l’inflammation et renforcent la connectivité cérébrale.

Helen Thomson, chroniqueuse en neurosciences, a mis en œuvre un ensemble de changements dans le mode de vie de sa famille, basés sur les dernières recherches scientifiques en matière de santé cérébrale. Ces modifications, décrites dans le magazine New Scientist, ont eu un impact significatif sur leur bien-être général.

Le premier axe de cette transformation a porté sur l’alimentation et la supplémentation. Chaque matin, Thomson et ses enfants consommaient une dose de créatine dissoute dans de l’eau, accompagnée d’une multivitamine et d’un yaourt nature riche en probiotiques. Cette approche s’appuie sur les conclusions d’une vaste étude clinique menée par JoAnn Manson, du Brigham and Women’s Hospital du Massachusetts, qui a démontré qu’une prise quotidienne de multivitamines pouvait ralentir le déclin cognitif de plus de 50 %. La créatine, quant à elle, est reconnue pour son rôle essentiel dans la fourniture d’énergie au cerveau, particulièrement en période de forte sollicitation.

Cependant, le changement le plus important ne se limite pas aux compléments alimentaires. Après avoir consulté des neuroscientifiques et des nutritionnistes, Thomson a pris conscience de l’importance cruciale de prendre soin du microbiome intestinal. S’inspirant des conseils de l’épidémiologiste Tim Spector, la famille a intégré au moins trois types d’aliments fermentés par jour, éliminé les produits ultra-transformés du petit-déjeuner et privilégié une alimentation variée, riche en aliments complets. Cette stratégie vise à favoriser la diversité bactérienne, un facteur clé pour la santé du cerveau.

Le microbiote, composé de milliards de bactéries présentes dans l’intestin, est de plus en plus reconnu pour son influence sur le cerveau. Une plus grande diversité bactérienne est associée à une meilleure fonction cognitive et à un risque réduit de maladies neurodégénératives. C’est pourquoi la famille Thomson a régulièrement consommé du kéfir, du yaourt et de la choucroute, tout en augmentant la variété de légumes et de céréales complètes dans leur alimentation.

Parallèlement à ces changements alimentaires, Thomson a introduit des pratiques d’exposition régulière au froid et à la chaleur. Après avoir déposé ses enfants à l’école, elle prenait un bain dans un étang froid, suivi d’une séance de sauna avant de commencer sa journée de travail. Selon les études scientifiques citées par New Scientist, ces expositions peuvent réduire l’inflammation et le stress, tout en renforçant la connectivité entre les réseaux cérébraux responsables de la gestion émotionnelle, de la prise de décision et de l’attention.

L’activité physique et le contact avec la nature sont également devenus des priorités familiales. Les promenades quotidiennes dans le parc et le jardinage favorisaient non seulement le bien-être physique, mais contribuaient également à augmenter la diversité des bactéries intestinales bénéfiques. De plus, marcher dans des environnements naturels, comme les forêts, peut améliorer la mémoire, la cognition et offrir une protection contre la dépression, selon les données recueillies par New Scientist.

En matière de stimulation cognitive, Thomson et ses enfants ont consacré du temps à l’apprentissage de langues étrangères via des applications, non seulement pour les bénéfices linguistiques, mais aussi pour renforcer la réserve cognitive, considérée comme une protection du cerveau contre le vieillissement. L’auteure a également repris la pratique du piano, se souvenant des paroles de Ellen Bialystok, de l’Université York au Canada :

« Ce qui est difficile pour le cerveau est bon pour le cerveau. »

Ellen Bialystok, Université York

Ces défis mentaux, tels que l’apprentissage de nouvelles compétences, aident à maintenir l’acuité mentale et à prévenir le déclin lié à l’âge.

Les résultats de ces changements n’ont pas tardé à se manifester. Thomson a constaté des améliorations immédiates dans son environnement familial : des enfants plus calmes, une plus grande clarté mentale et une augmentation de l’énergie quotidienne. Bien qu’elle reconnaisse la possibilité d’un effet placebo, l’auteure affirme que la combinaison de ces habitudes a eu un réel impact sur sa qualité de vie.

Pour l’année à venir, Thomson a exprimé son intention de continuer à explorer des moyens simples et scientifiquement fondés pour maintenir son cerveau en pleine forme, une quête qui, selon ses propres termes dans New Scientist, continuera à guider son quotidien.

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