Publié le 16 octobre 2024 à 11h57. Une manifestation pro-palestinienne à Barcelone a viré à la violence jeudi soir, marquée par des incendies, des dégradations et des affrontements avec la police, malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu à Gaza. Les troubles ont également été liés à un match de basketball impliquant une équipe israélienne.
- Des manifestants ont bloqué des routes, incendié des véhicules et vandalisé des commerces à Barcelone.
- La police a utilisé des gaz lacrymogènes et procédé à des arrestations pour rétablir l’ordre.
- Des tentatives de blocage du bus de l’équipe israélienne de basketball, l’Hapoel Jérusalem, ont eu lieu.
Les incidents se sont produits près de la gare centrale de Barcelone et se sont étendus jusqu’au port commercial de la ville. Les manifestants exprimaient leur colère face à la situation à Gaza, dénonçant ce qu’ils qualifient de « génocide ». Des slogans tels que « Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre » ont résonné dans les rues, tandis que des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient des voitures en flammes et des scènes de chaos.
La situation a été exacerbée par la tenue d’un match de basketball de l’EuroCup entre l’Hapoel Jérusalem et le BAXI Manresa dans la ville voisine de Manresa. Des militants ont tenté d’empêcher le bus de l’équipe israélienne d’atteindre la salle de sport, scandant « Ils ne passeront pas » et brandissant des drapeaux palestiniens. La police a finalement réussi à dégager la route, permettant à l’équipe d’arriver à temps pour le match, qui s’est déroulé comme prévu.
Les autorités n’ont pas encore communiqué le nombre exact d’arrestations ou de blessés. Cet incident représente l’une des manifestations pro-palestiniennes les plus importantes et les plus violentes observées en Espagne depuis le début du cessez-le-feu à Gaza, entré en vigueur début octobre. Une enquête est en cours pour déterminer les responsabilités et évaluer l’étendue des dégâts.
Par ailleurs, l’Espagne a annoncé son intention d’enquêter sur d’éventuelles violations des droits humains à Gaza afin de fournir des éléments de preuve à la Cour pénale internationale (CPI).
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