Home SantéBritt, 77 ans, souffre d’une maladie publique cachée – obtient de l’aide à Ängelholm – Sydsvenskan

Britt, 77 ans, souffre d’une maladie publique cachée – obtient de l’aide à Ängelholm – Sydsvenskan

by Sophie Martin

Publié le 2024-10-27. L’hôpital d’Ängelholm, en Suède, se positionne comme un centre de référence pour la lutte contre l’ostéoporose, une maladie touchant une femme sur deux de plus de 50 ans et un homme sur quatre, afin d’améliorer le diagnostic et la prise en charge des patients.

L’ostéoporose, ou fragilité osseuse, affecte silencieusement une part importante de la population. En Suède, une femme sur deux de plus de 50 ans et un homme sur quatre en sont atteints. Pour répondre à ce défi de santé publique, la région de Skåne investit dans l’hôpital d’Ängelholm, transformé en centre dédié à la diffusion des connaissances et à l’amélioration des soins liés à cette maladie.

Britt Waitmann, 77 ans, en est témoin. Après une première fracture de la jambe il y a trois ans et demi, suivie d’une fracture du poignet en 2024, elle a appris qu’elle souffrait d’ostéoporose. « J’avais peur. Le médecin m’a dit de ne rien casser, de ne pas tomber. Maintenant, j’ai toujours mes bâtons avec moi lorsque je suis en déplacement », confie-t-elle.

L’hôpital d’Ängelholm se dote de matériel de pointe, notamment un appareil dxa (densitométrie osseuse) permettant de mesurer la densité osseuse et un échographe mobile. L’objectif, selon la médecin-chef Karin Olsson, est d’offrir une prise en charge complète, du diagnostic à l’accompagnement spécialisé. « Cela signifie que nous aurons l’occasion d’être une force unificatrice, je l’espère », explique-t-elle.

Maria Hellbom et Karin Olsson voient l'avenir de manière positive et espèrent renforcer les soins contre l'ostéoporose.

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Photo : Niklas Gustavsson

Un problème souvent sous-diagnostiqué, l’ostéoporose peut avoir des conséquences graves, notamment des fractures. « Nous voulons nous assurer que les soins sont un peu plus ciblés et égaux dans toute la Scanie », souligne Karin Olsson. Maria Hellbom, responsable des opérations du centre, ajoute que le coût d’un appareil dxa (1,5 million de couronnes suédoises) est inférieur au coût des sept fractures de la hanche qu’il pourrait aider à prévenir, soulignant ainsi l’intérêt économique d’un dépistage précoce.

Britt Waitmann a pu bénéficier d’une formation sur l’ostéoporose au sein du nouveau centre. « J’y ai beaucoup appris. J’ai appris quelles chaussures d’intérieur porter et comment passer l’aspirateur. Et puis j’ai enlevé tous les tapis à la maison, donc maintenant je n’ai plus qu’un tapis près du lit », explique-t-elle. Elle insiste également sur le manque de sensibilisation à la maladie et l’importance d’une information précoce, car l’ostéoporose peut être héréditaire et toucher des personnes plus jeunes, notamment celles ayant suivi un traitement contre le cancer du sein ou de la prostate.

« Il ne s’agit pas d’une fatalité et nous disposons d’options de traitement efficaces », insiste Karin Olsson, mettant l’accent sur la nécessité d’une approche proactive pour prévenir les fractures et améliorer la qualité de vie des patients.

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