Publié le 25 octobre 2023 19:33:00. Une étude menée en Bavière révèle une augmentation significative des carences en vitamine D, particulièrement chez les femmes âgées et les citadins, une tendance exacerbée par les changements de comportement liés à la pandémie de Covid-19.
- Les analyses de plus de 292 000 patients bavarois montrent une baisse des taux de vitamine D durant la pandémie.
- Les femmes de plus de 60 ans et les habitants des villes sont les plus touchés par cette carence.
- Le confinement et la réduction de l’exposition au soleil sont pointés du doigt comme principaux facteurs aggravants.
La vitamine D joue un rôle crucial dans de nombreux processus biologiques, notamment le renforcement du système immunitaire et le maintien de la santé osseuse. Or, les données issues d’analyses de routine inquiètent : de plus en plus de personnes présentent des niveaux insuffisants de cette vitamine essentielle. Cette évolution pourrait avoir des conséquences importantes sur la santé publique à long terme.
Le corps peut produire de la vitamine D grâce à l’exposition de la peau à la lumière du soleil, ou l’obtenir par l’alimentation. Une alimentation équilibrée et une exposition régulière au soleil permettent généralement de satisfaire les besoins quotidiens. Cependant, pendant les mois d’hiver, les carences sont fréquentes, en particulier chez les personnes âgées. Les recherches actuelles suggèrent que la pandémie de coronavirus a également contribué à une diminution des niveaux de vitamine D dans la population.
L’étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature Communications, a comparé les données de laboratoire pré-pandémie à celles collectées pendant les deux premières années de la crise sanitaire. Les chercheurs ont constaté une diminution significative du taux sérique moyen de 25-hydroxyvitamine D, passant de 26,7 à 26,0 microgrammes par litre (µg/l). La proportion de personnes présentant une carence (inférieure à 20 µg/l) est ainsi passée de 31,2 % à 35,2 %.
Eva Grill, de l’Université Ludwig Maximilian de Munich, explique que le changement de comportement social pendant la pandémie est une cause majeure de cette tendance. Le télétravail plus fréquent, la réduction du temps passé à l’extérieur et les restrictions sur les activités de loisirs ont limité l’exposition de la peau au soleil, réduisant ainsi la production de vitamine D.
Les femmes de plus de soixante ans ont été particulièrement touchées par cette baisse des taux de vitamine D. Les scientifiques suggèrent qu’une augmentation du stress psychologique et familial pourrait avoir contribué à cette situation. Le stress pourrait avoir un impact sur l’absorption et le métabolisme de la vitamine D dans ce groupe démographique.
Pour en savoir plus : Signes d’une carence en vitamine D : les symptômes à ne pas ignorer et Vitamine D : ce repas optimise l’efficacité des comprimés.
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