Publié le 26 octobre 2023 14h35. Une simple promenade en pleine nature, même en milieu urbain, peut considérablement améliorer notre bien-être mental et physique, selon des études récentes. Les experts soulignent l’importance de se reconnecter à la nature pour réduire le stress et stimuler les fonctions cognitives.
- Une exposition régulière à la nature réduit l’activité de l’amygdale, le centre de traitement des menaces dans le cerveau, diminuant ainsi le stress et l’anxiété.
- La nature favorise la restauration de l’attention et améliore les performances cognitives par rapport aux environnements urbains.
- Les arbres libèrent des composés volatils qui renforcent le système immunitaire en stimulant la production de lymphocytes NK, des cellules de défense contre les virus et les cellules cancéreuses.
Notre cerveau a évolué en étroite relation avec la nature, et il réagit positivement lorsqu’il y est exposé, la reconnaissant comme un environnement fondamental pour notre bien-être, explique Marcos Vázquez, créateur de la plateforme de remise en forme “Fitness Revolucionario” et spécialiste des questions de santé.
Plusieurs études scientifiques confirment ces bienfaits. Des recherches publiées dans la revue Nature montrent que la simple action de marcher dans un environnement naturel diminue l’activité de l’amygdale, ce qui se traduit par une réduction du stress et une amélioration de l’état émotionnel. D’autres travaux, publiés dans Frontiers in Psychology indiquent que passer du temps dans la nature contribue à un meilleur équilibre émotionnel.
Au-delà de la réduction du stress, la nature a un impact positif sur nos capacités cognitives. Une étude menée par des chercheurs de l’Université de [nom de l’université non fourni dans le texte original] a révélé que les personnes marchant pendant 90 minutes dans un environnement naturel présentaient une diminution de la rumination mentale par rapport à celles qui marchaient en milieu urbain. L’activité cérébrale dans le cortex préfrontal sous-génual, une zone associée au risque de dépression, était également plus faible chez les participants ayant marché en nature. Ces résultats sont étayés par des publications dans Psychological Science et Nature ainsi que dans The Journal of Positive Psychology .
Marcos Vázquez souligne également l’impact de la nature sur le système immunitaire. Selon une étude parue dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health , les arbres libèrent des composés organiques volatils, appelés phytoncides, qui stimulent la production de lymphocytes NK, des cellules immunitaires essentielles à la défense contre les virus et les cellules cancéreuses. Cet effet bénéfique persiste même plusieurs jours après une exposition de quelques heures à un environnement naturel.
Face à ce constat, il est important de lutter contre ce que l’on appelle le « trouble du déficit de la nature », un manque d’exposition aux environnements naturels qui peut avoir des conséquences néfastes sur la santé. Pour y remédier, il recommande de s’exposer régulièrement, même brièvement (20 à 30 minutes), à des espaces verts tels que les parcs, ou à des espaces bleus comme les lacs, les rivières ou la mer. Une simple promenade régulière, d’une heure dans un environnement naturel, est un excellent moyen d’améliorer son bien-être général.
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