Séoul s’est retrouvé au cœur d’une vive polémique diplomatique après des déclarations concernant la politique de « une seule Chine ». Des critiques acerbes ont été formulées par un député du Parti du pouvoir du peuple, suscitant une riposte du chef du Parti de l’innovation de la patrie, Cho Kuk, qui dénonce une instrumentalisation des sentiments anti-chinois.
Le représentant Cho Kuk a vivement réagi sur Facebook aux propos de Joo Jin-woo, député du Parti du pouvoir du peuple, qui avait critiqué le soutien affiché par le directeur du Bureau de la sécurité nationale, Wi Seong-rak, au principe d’une seule Chine. Selon Joo Jin-woo, cette position impliquerait un abandon des relations avec le Japon et Taïwan au profit d’une politique exclusivement tournée vers la Chine. Il avait déclaré : « Nous ne pouvons pas protéger nos intérêts nationaux avec un comportement pro-chinois aussi flagrant. »
Cho Kuk a qualifié Joo Jin-woo de « porte-parole des forces d’extrême droite qui vivent de sentiments anti-Chine et anti-Chinois ». Il a rappelé que la déclaration sur « une seule Chine » figure déjà dans l’accord diplomatique conclu entre la Corée et la Chine en 1992, sous l’administration de Roh Tae-woo. « La déclaration conjointe de 1992 comprend la phrase : ‘Nous respectons la position de la Chine selon laquelle il n’y a qu’une seule Chine et que Taïwan fait partie de la Chine’ et que ‘c’est la position officielle constante que tous les gouvernements coréens ont maintenue’ », a-t-il précisé.
La controverse a été alimentée par une déclaration du président Lee, accordée à la Télévision centrale de Chine (CCTV), où il a affirmé que l’accord conclu lors de l’établissement des relations diplomatiques entre la Corée et la Chine restait valable. Il a ajouté : « Je respecte également ‘une seule Chine’ », précisant qu’il s’agissait de respecter la position de Taïwan en tant que partie intégrante de la Chine, et non de reconnaître le principe d’une seule Chine en tant que tel.
Cho Kuk a également critiqué d’autres figures du Parti du pouvoir du peuple, notamment Na Kyung-won, pour avoir exigé la fermeture de la salle de données Xi Jinping à l’Université nationale de Séoul. Il a dénoncé cet acte comme une nouvelle manifestation d’une attitude préjudiciable au pays, rappelant que cette salle avait été créée en 2015 grâce à un don de 10 000 livres et de matériel vidéo du président chinois Xi Jinping.
Selon Cho Kuk, ces attaques reflètent une stratégie consistant à raviver des sentiments anti-chinois pour se maintenir en vue, une tactique similaire à celle utilisée par le passé pour justifier des régimes autoritaires en exploitant des sentiments anti-Corée du Nord.
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