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Comment je gère le deuil et les vacances après une perte due au cancer

by Sophie Martin

Publié le 24 novembre 2025 23:06:00. Avec l’approche des fêtes de fin d’année, le deuil peut s’intensifier pour ceux qui ont perdu des êtres chers, en particulier pour les personnes vivant avec des syndromes de cancer héréditaires. Georgia Hurst partage une réflexion poignante sur la coexistence de la douleur et de la gratitude.

  • Le deuil est un processus humain naturel, exacerbé par la complexité de notre esprit et notre capacité à créer du sens.
  • Les traditions et les rituels peuvent offrir un réconfort, rappelant que l’amour persiste malgré l’absence.
  • Pour ceux qui vivent avec des syndromes de cancer héréditaires, les fêtes peuvent être un moment de profonde émotion, mêlant chagrin et reconnaissance des progrès médicaux.

Les fêtes, traditionnellement une période de joie et de rassemblement, peuvent prendre une teinte amère pour ceux qui ont subi des pertes récentes ou passées. Georgia Hurst, patiente et fervente défenseure des droits des personnes atteintes du syndrome de Lynch, témoigne de la douleur discrète qui accompagne les célébrations, un rappel constant de ceux qui manquent. La perte de son amie Catherine a particulièrement marqué cette période de l’année, rendant les moments passés avec son fils et les proches restants d’autant plus précieux.

Le deuil, explique-t-elle, est une force puissante qui nous projette à la fois dans le passé, à travers les souvenirs, et dans le futur, en imaginant un avenir qui ne sera jamais. Il s’agit d’une quête de sens face à l’absence, une douleur qui s’ajoute aux couches de chagrin accumulées au fil de la vie. Cette lourdeur peut sembler écrasante, surtout lorsque le monde extérieur semble uniquement concentré sur la joie et les festivités.

Il est essentiel de reconnaître que le deuil est un processus naturel, intrinsèquement lié à notre condition humaine et à notre capacité à former des liens affectifs. Notre cerveau, avec son cortex frontal responsable de la mémoire et de la création de sens, complexifie encore davantage cette expérience. L’amour et le désir, en approfondissant notre conscience de la mortalité, créent un paysage émotionnel où la joie et le chagrin peuvent coexister. La vie, dans sa complexité, est une juxtaposition constante de présence et d’absence, d’espoir et de tristesse, souvent sans explication logique.

Pour apaiser la douleur, Georgia Hurst recommande de s’entourer de souvenirs, de visiter les lieux qui évoquent les êtres chers disparus, d’écouter leur musique préférée et de prendre soin de soi. Les rituels, qu’il s’agisse de préparer un plat spécial, de raconter une histoire ou de rendre service à autrui, sont particulièrement importants car ils rappellent que l’amour ne disparaît pas, mais se transforme.

Pour ceux qui vivent avec des syndromes de cancer héréditaires, les fêtes peuvent être un moment particulièrement poignant. Georgia Hurst pense à ceux qui n’ont pas eu accès aux avancées médicales dont nous disposons aujourd’hui, et exprime sa gratitude pour les progrès réalisés en matière de sensibilisation, de dépistage et de prévention. Cette période de l’année lui rappelle que le chagrin et la gratitude peuvent s’entremêler.

Si la saison des fêtes vous semble particulièrement lourde, sachez que vous n’êtes pas seul. Le deuil ne s’arrête pas pendant les vacances, et il n’y a pas de « bonne » façon de le vivre. Il est important de réduire ses attentes, de créer des rituels simples, de rester connecté aux autres et de prendre soin de son corps, car le deuil est épuisant. Reposez-vous et nourrissez-vous.

Le chagrin et l’amour sont indissociables, et l’intensité de notre chagrin reflète la profondeur de notre amour. On n’oublie jamais une perte, mais on apprend à vivre avec. En cette période des fêtes, il est important de laisser la joie et le chagrin coexister, d’accueillir la douleur et de la laisser nous traverser. L’amour ne nous quitte jamais vraiment, il se manifeste simplement sous une forme différente.

À Catherine, à qui je pense à chaque seconde de chaque jour.

Cet article reflète l’expérience personnelle de l’auteure et ne constitue pas un avis médical. Veuillez consulter votre professionnel de santé pour toute question médicale.

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