Publié le 14 novembre 2023 10h30. Le Qatar a confirmé ce mardi le lancement de négociations pour une deuxième phase du plan de l’administration Trump concernant Gaza, après un premier échange d’otages et de prisonniers. Ces discussions s’annoncent complexes, notamment sur les questions du désarmement du Hamas et de la future administration de la bande de Gaza.
- Un cessez-le-feu est actuellement en vigueur dans la bande de Gaza suite à un premier échange d’otages israéliens contre près de 2 000 prisonniers palestiniens.
- Les négociations portent sur le désarmement du Hamas, la mise en place d’une administration temporaire et la garantie de la sécurité à long terme de la région.
- Le Hamas s’oppose à une administration technocratique supervisée par un conseil international présidé par l’ancien président américain Donald Trump.
Après l’échange de 20 otages israéliens vivants contre près de 2 000 prisonniers palestiniens lundi dernier, le plan initialement proposé par l’administration Trump pour Gaza entre dans une phase nouvelle et potentiellement plus délicate. Le Hamas n’a pas restitué les restes des 24 captifs décédés, une exigence rendue difficile à satisfaire en raison de la situation chaotique sur le terrain, marquée par des déplacements massifs de population et des destructions importantes.
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, a confirmé ce mardi le début des négociations pour cette deuxième phase, lors d’une déclaration à la chaîne américaine Fox News. Il avait déjà été anticipé que certaines questions sensibles, telles que le désarmement du Hamas ou la future gouvernance de Gaza, seraient abordées ultérieurement afin de garantir le succès de la première phase de l’accord.
« Des discussions difficiles ont commencé sur la façon d’assurer la sécurité de Gaza, de l’administrer et de garantir qu’il n’y ait pas d’autre guerre. »
Majed al-Ansari, porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères
Outre le désarmement complet du Hamas souhaité par Israël et le désarmement partiel des autres milices, ces négociations devraient aborder la création d’une autorité « technocratique et apolitique » composée de Palestiniens et d’experts internationaux pour gérer la vie quotidienne à Gaza, sans représentation du Hamas. Le groupe palestinien s’oppose fermement à ce que cette autorité soit placée sous la tutelle d’un organisme international, surnommé le « Peace Board », dont la présidence serait assurée par Donald Trump, avec un rôle important dévolu à l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, une figure impopulaire auprès de nombreux Palestiniens.
