Publié le 21 novembre 2024 à 21h48. Les Irlandais sont parmi les plus gros consommateurs de vêtements en Europe, une tendance qui s’accentue à l’approche du Black Friday, soulevant des questions sur la surconsommation et la nécessité d’une réglementation plus stricte de l’industrie de la mode.
- Une étude révèle qu’un quart des Irlandais possède des vêtements qu’ils ne portent jamais.
- L’experte en développement durable Laura Costello souligne que la consommation de vêtements en Irlande dépasse les besoins réels.
- La régulation de la fast fashion est désormais une priorité à l’échelle européenne.
Les chiffres sont alarmants : selon l’Agence de protection de l’environnement (EPA), un Irlandais sur quatre reconnaît posséder des vêtements qui restent inexploités dans sa garde-robe. De plus, une proportion significative de femmes de moins de 35 ans – 43 % – avoue acheter des articles qu’elles ne portent qu’à quelques reprises. Ces données, mises en lumière par l’experte en développement durable Laura Costello lors de l’émission Behind the Story de RTÉ, témoignent d’une tendance à la surconsommation particulièrement marquée en Irlande.
« Nous sommes un pays aisé, ce qui nous permet d’acquérir des biens qui ne sont pas toujours indispensables », a expliqué Mme Costello. « Nous avons dépassé les besoins fondamentaux et adopté une habitude de surconsommation. »
« Nous sommes un pays aisé, ce qui nous permet d’acquérir des biens qui ne sont pas toujours indispensables. »
Laura Costello, experte en développement durable
De retour d’une réunion à Bruxelles, Mme Costello a précisé que la question de la régulation de l’industrie de la fast fashion (mode rapide) occupe une place centrale dans les discussions européennes. L’objectif est de mettre en place un système de responsabilité tout au long de la chaîne d’approvisionnement.
« Comment pouvons-nous créer des systèmes de responsabilité et de propriété tout au long de la chaîne d’approvisionnement ? »
Laura Costello, experte en développement durable
Selon elle, cette démarche ne relève pas uniquement des politiques publiques, mais implique également une prise de conscience individuelle. Une nouvelle tendance, celle des « désinfluenceurs », pourrait contribuer à changer les mentalités.
Dans un autre registre, le correspondant criminel Paul Reynolds a également participé à l’émission Behind the Story pour évoquer une opération transfrontalière ayant démantelé un réseau de blanchiment d’argent d’une valeur d’un milliard de dollars. Cette enquête, menée conjointement par les autorités irlandaises, britanniques, américaines et françaises, a révélé l’acquisition d’une participation majoritaire dans une banque.
Vous pouvez écouter l’émission Behind the Story sur RTÉ Radio Player. Des épisodes sont également disponibles sur Apple Podcasts et Spotify.
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