Publié le 2025-11-05 22:27:00. Des chercheurs américains ont détecté de l’ARN du virus de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) H5N1 dans le sperme d’un taureau en Californie, soulevant des questions sur une potentielle voie de transmission jusqu’alors inconnue et les implications pour la biosécurité des élevages.
- La présence du virus H5N1 a été détectée dans le sperme d’un taureau asymptomatique.
- Cette découverte pourrait indiquer une propagation virale silencieuse au sein des troupeaux, notamment via l’insémination artificielle.
- L’étude a été menée dans une ferme laitière californienne touchée par l’IAHP H5N1.
Depuis mars 2024, le clade 2.3.4.4b de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) H5N1 se propage chez les bovins laitiers aux États-Unis, suscitant l’inquiétude des autorités sanitaires et des éleveurs. Cette propagation inter-espèces et l’adaptation du virus aux mammifères ouvrent de nouvelles perspectives sur les voies de transmission, notamment par le biais du lait 1, 2.
Les recherches antérieures ont démontré que certains virus peuvent survivre et rester infectieux dans le sperme bovin, et l’IAHP a déjà été identifiée dans le sperme de dindes 3, 4. La possibilité que l’IAHP H5N1 soit excrétée dans le sperme bovin soulève la crainte d’une dissémination virale discrète, tant au sein des élevages qu’à l’échelle régionale, via les pratiques d’insémination artificielle.
Bien que des cas de maladies cliniques liées à l’IAHP aient été rapportés chez les veaux femelles et les animaux gestants, les observations de taureaux malades dans les fermes laitières ou les abattoirs restent rares. Les déplacements de vaches en lactation entre les États sont reconnus comme un facteur de risque important dans la propagation de la maladie. L’étude menée en Californie visait donc à déterminer si le sperme des taureaux reproducteurs pouvait constituer une voie d’excrétion du virus dans une ferme laitière touchée par l’IAHP H5N1.
Les résultats de cette étude diagnostique, prépubliée sur bioRxiv par l’Université du Wisconsin, pourraient avoir des implications significatives pour les protocoles de biosécurité et les stratégies de contrôle de l’IAHP dans les élevages bovins.
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