Washington a pris une position claire en faveur des droits des armes à feu, en soutenant activement des contestations juridiques contre des lois restrictives dans l’Illinois et en Californie. Cette intervention sans précédent du ministère de la Justice marque un tournant dans la politique américaine en matière d’armes à feu.
La division des droits civiques du ministère de la Justice a récemment annoncé son soutien à des initiatives visant à contrer les interdictions d’armes d’assaut et les restrictions sur les permis de port d’armes dissimulés. L’administration a notamment envoyé son adjointe au procureur général, Harmeet K. Dhillon, pour défendre les droits des propriétaires d’armes à feu devant les tribunaux.
Le mois dernier, Dhillon s’est rendue en Illinois pour contester l’interdiction des armes à feu de l’État, une affaire dans laquelle le gouvernement fédéral n’était initialement pas impliqué. Devant la septième cour d’appel des États-Unis, elle a plaidé avec force : « Le droit à la légitime défense n’est pas un droit de seconde zone. C’est fondamental. C’est pour tous les Américains, peu importe où ils vivent. »
Cette semaine, le ministère de la Justice a également intenté une action contre le département du shérif de Los Angeles, dénonçant les délais excessifs dans l’approbation des permis de port d’armes dissimulés. Dhillon a souligné que cette action vise à « empêcher le schéma flagrant du comté de Los Angeles et la pratique de retarder les citoyens respectueux des lois d’exercer leur droit à porter les armes. »
Il s’agit, selon le ministère de la Justice, du « premier procès affirmatif à l’appui des propriétaires d’armes à feu déposé par le ministère américain de la Justice ». Richard Pearson, directeur exécutif de l’Association des fusils d’État de l’Illinois, a salué l’engagement de l’administration Trump à défendre les droits constitutionnels, même sur des sujets controversés.
« L’Illinois a été témoin d’un moment dont on se souviendra pendant des générations », a déclaré Pearson. « Pour la première fois de l’histoire, le ministère américain de la Justice est entré directement dans une affaire contestant une interdiction des armes à feu de l’Illinois. » Il a précisé que son organisation avait collaboré avec la division des droits civiques pour obtenir ce soutien.
Dhillon a présenté des arguments solides contre les interdictions d’armes couramment utilisées, comme les AR-15, s’appuyant sur les décisions récentes de la Cour suprême. Elle a affirmé qu’elle avait le devoir de défendre les droits garantis par le deuxième amendement.
Pearson estime que cette intervention du ministère de la Justice est un signe encourageant pour les groupes qui luttent pour abroger les interdictions d’armes à feu et les restrictions sur les accessoires, tels que les suppresseurs et les accolades de pistolets. « La décision du DOJ d’envoyer son meilleur avocat des droits civiques à l’Illinois n’est pas seulement symbolique – c’est une reconnaissance directe que notre cas est fort, notre cause est juste et que le deuxième amendement mérite d’être défendu dans chaque État, y compris l’Illinois », a-t-il conclu.
