Publié le 19 janvier 2026 à 05h23. L’actrice et productrice Drew Barrymore est poursuivie en justice pour violation de droits d’auteur après avoir utilisé une chanson sans autorisation dans une publication Instagram promouvant sa marque de cosmétiques. Cette affaire illustre les complications croissantes liées à l’utilisation de musique protégée sur les réseaux sociaux à des fins commerciales.
- Drew Barrymore et sa société n’avaient pas obtenu de licence de synchronisation pour utiliser la chanson « You Make Me Happy (Acoustic) » de l’artiste allemand My Sun and Stars.
- L’utilisation de musique dans des publications promotionnelles sur les réseaux sociaux nécessite une licence spécifique, distincte des licences d’utilisation personnelle offertes par les plateformes.
- Cette affaire s’inscrit dans une vague de poursuites similaires visant des célébrités et des marques pour des infractions au droit d’auteur liées à l’utilisation de musique sur les réseaux sociaux.
La société allemande Instinct GmbH a déposé une plainte auprès du tribunal américain du district sud de New York, alléguant que Drew Barrymore et sa société n’ont jamais acquis les droits nécessaires pour diffuser la chanson « You Make Me Happy (Acoustic) » dans une publication Instagram datant de mars 2023. Cette publication faisait la promotion de la marque de beauté Flower Beauty de l’actrice.
Selon le document juridique, Instinct GmbH affirme que la chanson, qui a accumulé 15,2 millions d’écoutes sur Spotify, n’a jamais été autorisée pour une utilisation sur les plateformes de médias sociaux et ne figure dans aucune des bibliothèques musicales sous licence de Meta, TikTok ou d’autres réseaux sociaux.
« Les défendeurs n’ont jamais été autorisés à utiliser l’œuvre en cause dans cette action à quelque fin que ce soit. Les accusés ont copié, exécuté publiquement et distribué l’œuvre synchronisée avec une publicité vidéo […] sans la permission du plaignant. »
Instinct GmbH, plainte déposée auprès du tribunal américain
Bien qu’Instagram et TikTok proposent à leurs utilisateurs des bibliothèques musicales pour agrémenter leurs vidéos, ces licences ne sont valables que pour un usage personnel et non pour des contenus à vocation commerciale. L’utilisation de musique protégée dans une publicité, même sur les réseaux sociaux, requiert une licence de synchronisation distincte.
Cette affaire n’est pas isolée. Plusieurs entreprises, telles que Chili’s, Crumbl Cookies, Marriott et même des équipes de la NBA, ont récemment été confrontées à des poursuites pour avoir utilisé de la musique sans les licences appropriées.
Récemment, le détaillant de chaussures DSW a pris une initiative inattendue en poursuivant Universal Music Group et Sony Music Entertainment. DSW réclame que les marques soient tenues de payer des accords de licence de synchronisation pour l’utilisation de musique sur les réseaux sociaux, plutôt que de pouvoir utiliser de la musique sous des accords de licence généraux.
Cette action en justice fait suite à une plainte déposée par Warner Music Group contre DSW pour l’utilisation de morceaux non autorisés d’artistes tels que Taylor Swift, Cardi B et Madonna dans ses publications sur les réseaux sociaux.
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