L’utilisation du mercure dans les amalgames dentaires, ces « plombages » gris souvent utilisés pour soigner les caries, ne sera plus autorisée dans plusieurs pays à partir de 2034. Cette décision, prise ce vendredi par la Conférence des parties à la convention de Minamata (COP6), fait suite à une interdiction déjà en vigueur en Europe depuis janvier, sous réserve de dérogations.
La convention de Minamata, qui vise à réduire la pollution par le mercure, a donc fixé un calendrier pour l’élimination progressive de cet élément chimique dans les soins dentaires. Les amalgames dentaires sont composés à 50 % d’un alliage d’étain, d’argent et de cuivre, et à 50 % de mercure.
Si l’Europe a pris les devants en interdisant l’usage de ces amalgames dès le début de l’année, avec la possibilité d’obtenir des dérogations dans certains cas spécifiques, d’autres pays bénéficieront d’un délai supplémentaire jusqu’en 2034 pour mettre en œuvre cette interdiction. La décision de la COP6 vise à harmoniser les efforts internationaux pour limiter l’exposition au mercure, un métal lourd potentiellement dangereux pour la santé humaine et l’environnement.
Il est important de noter que les amalgames dentaires, bien que communément appelés « plombages », ne contiennent pas de plomb. Ils sont utilisés depuis de nombreuses années pour réparer les caries, mais leur composition à base de mercure suscite des préoccupations croissantes en matière de santé publique.
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