Pyongyang a mis un terme définitif à son objectif de réunification avec la Corée du Sud, qualifiant Séoul d’« ennemi principal » et annonçant une modification constitutionnelle en conséquence. Cette décision radicale, annoncée par le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, marque une rupture majeure avec des décennies de rhétorique officielle.
Selon l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA, Kim Jong Un a déclaré que la réunification était désormais impossible. Il a également ordonné la fermeture de trois organisations gouvernementales chargées de promouvoir les relations intercoréennes et la réunification. La constitution nord-coréenne sera modifiée pour refléter cette nouvelle posture, désignant la Corée du Sud comme le principal adversaire de Pyongyang.
Cette annonce intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux Corées, qui sont techniquement toujours en guerre depuis la fin du conflit coréen en 1953. Kim Jong Un a également évoqué la démolition de monuments symbolisant l’unité, notamment l’Arc de Réunification érigé par son père.
La réaction de Séoul n’a pas tardé. Le président sud-coréen a promis une réponse « plusieurs fois plus forte » à toute provocation de la Corée du Nord, soulignant la détermination de son pays à faire face à cette escalade.
Des analystes soulignent que, bien que surprenante, cette décision reflète une évolution inévitable des relations intercoréennes, marquées par une méfiance croissante et l’échec des tentatives de dialogue ces dernières années.
