Publié le 9 novembre 2025 à 13h45. La Chine a confirmé qu’elle accordait des exceptions à son interdiction d’exportation de puces fabriquées par le néerlandais Nexperia, une décision qui pourrait atténuer les perturbations dans l’industrie automobile européenne.
- L’Allemagne Aumovio, un fournisseur de l’industrie automobile, a été le premier à bénéficier d’une dérogation à l’interdiction.
- La Chine avait initialement imposé ces restrictions en réaction à des interventions néerlandaises concernant Nexperia.
- Les constructeurs automobiles européens, notamment Volkswagen, sont particulièrement touchés par ces restrictions en raison de leur forte dépendance aux puces Nexperia.
La Chine a confirmé qu’elle autorisait des exceptions à l’interdiction d’exporter les puces du fabricant Nexperia, a rapporté l’agence de presse NOS. Samedi dernier, Pékin avait annoncé qu’elle envisagerait d’accorder des dérogations pour les « exportations éligibles », et le ministère chinois du Commerce a désormais confirmé que ces exceptions étaient bel et bien en vigueur.
L’entreprise allemande Aumovio, spécialisée dans la fabrication de pièces pour l’industrie automobile, a été la première à annoncer jeudi avoir obtenu une dérogation. Le commissaire européen au Commerce, Valdis Dombrovskis, a salué cette évolution, qualifiant les progrès réalisés dans les négociations entre la Chine et les Pays-Bas de « bienvenus ».
L’interdiction chinoise avait provoqué de vives inquiétudes, car les produits de Nexperia sont essentiels à de nombreux appareils électriques. Les constructeurs automobiles européens, en particulier Volkswagen, étaient confrontés à des difficultés majeures, car ils utilisent largement ces puces dans leurs véhicules.
La crainte était que les usines ne soient contraintes de suspendre leur production en raison de la pénurie de composants. Sigrid de Vries, de l’association européenne des constructeurs automobiles (ACEA), avait déclaré la semaine dernière que certains constructeurs ne disposaient plus que de quelques jours de puces en stock.
Nexperia, dont le siège social est situé à Nimègue, aux Pays-Bas, fabrique la plupart de ses puces dans des usines en Chine. La Chine avait mis en place ces restrictions en réponse à des interventions des autorités néerlandaises dans les affaires de l’entreprise. Un juge néerlandais avait notamment démis de ses fonctions un dirigeant chinois, et le ministère néerlandais de l’Économie avait exprimé des préoccupations concernant une possible fuite de connaissances et un risque pour la sécurité économique des Pays-Bas.
Pour l’heure, il reste incertain quand les livraisons de puces reprendront effectivement.
