Des milliers de manifestants sont attendus ce samedi à Washington, D.C., et dans plusieurs autres villes des États-Unis pour exprimer leur opposition à la politique de l’administration Trump. L’événement, baptisé « No Kings », vise à dénoncer ce que les organisateurs considèrent comme une dérive autoritaire et une atteinte aux principes démocratiques.
Les organisateurs prévoient une participation de plus de 100 000 personnes sur le National Mall. Le rassemblement doit débuter à midi et se poursuivre jusqu’à 15 heures, avec un parcours qui mènera les manifestants jusqu’aux Archives nationales. Les participants se retrouveront initialement sur Jefferson Drive, près de la station de métro Smithsonian, avant de longer la 7e rue.
Plusieurs manifestants ont déjà fait part de leur motivation. « Il est important d’être ici parce que notre démocratie s’effondre et nous devons faire entendre notre voix », a déclaré Mike Horner, venu de l’État de Washington. Sharon German, originaire de Louisiane, a quant à elle expliqué qu’il s’agissait de sa troisième manifestation à Washington cette année, soulignant la nécessité de « se battre pour notre démocratie ».
Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’administration Trump et plusieurs villes américaines, notamment Washington, D.C., concernant le déploiement de forces de l’ordre fédérales. Ezra Levin, co-directeur exécutif de l’association à but non lucratif Indivisible et l’un des principaux organisateurs, a dénoncé une « répression des droits du premier amendement », pointant du doigt la politique d’immigration restrictive, les tentatives d’ingérence dans les élections de mi-mandat, les restrictions à la liberté de la presse et les représailles contre les opposants politiques.
Les organisateurs insistent sur le caractère pacifique de la manifestation, affirmant qu’il s’agit d’une expression de désaccord avec les politiques de l’administration Trump et une défense des valeurs républicaines. Le contrôle de l’immigration et la présence continue de membres de la Garde nationale dans les rues de Washington, D.C., suite à la déclaration d’une urgence criminelle par le président Trump cet été, devraient être des sujets centraux des protestations.
Des rassemblements similaires sont également prévus à Chicago et Portland, deux villes en conflit avec l’administration Trump au sujet du déploiement de la Garde nationale.
La manifestation a suscité des réactions contrastées. Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a qualifié l’événement de « rassemblement de haine contre l’Amérique », prédisant la présence de « partisans pro-Hamas, de membres d’Antifa et de marxistes ». Leah Greenberg, co-fondatrice d’Indivisible, a répondu en affirmant que « rien de plus américain que de dire que nous n’avons pas de rois et d’exercer notre droit à manifester pacifiquement ». « L’Amérique n’a pas de rois. C’est là tout notre argument », a-t-elle ajouté.
La police de Washington, D.C., a annoncé qu’elle publierait des informations sur les fermetures de routes et les restrictions de stationnement sur ses réseaux sociaux, en raison également de la course « Course pour chaque enfant » qui se déroulera également samedi dans le centre-ville. Des rassemblements locaux sont également prévus dans les comtés de Montgomery et de Prince George, ainsi qu’en Virginie du Nord.
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