Publié le 24 octobre 2024 14:35:00. L’état de la batterie est un facteur crucial lors de l’achat d’un véhicule hybride rechargeable. Une étude récente de l’ADAC (Allgemeiner Deutscher Automobil-Club) révèle des disparités significatives entre les marques en termes de longévité des batteries, avec des performances allant de la dégradation quasi-nulle à une perte de capacité alarmante.
- Les hybrides rechargeables Mercedes-Benz affichent la meilleure tenue de leurs batteries, conservant en moyenne 90 % de leur capacité initiale après 200 000 kilomètres.
- Mitsubishi se positionne en queue de peloton, avec une perte de plus de 30 % de capacité pour les conducteurs roulant fréquemment en mode électrique.
- L’ADAC recommande de faire vérifier l’état de la batterie avant d’acquérir un hybride rechargeable d’occasion.
L’étude de l’ADAC, basée sur l’analyse de nombreux véhicules hybrides rechargeables, met en lumière des différences notables dans la durabilité des batteries. Mercedes-Benz se distingue particulièrement, avec une dégradation minimale observée même après un kilométrage conséquent. Que le véhicule soit utilisé principalement en mode thermique ou électrique, la batterie conserve une capacité élevée.
BMW suit de près, bien que la perte de capacité soit légèrement plus rapide que chez Mercedes. Les propriétaires qui utilisent principalement le moteur à combustion interne constatent une capacité de batterie supérieure à 90 % après 200 000 kilomètres, tandis que ceux qui privilégient le mode électrique affichent un résultat d’environ 77 %.
Volvo et Volkswagen se situent dans une catégorie intermédiaire, affichant une usure « normale » selon l’ADAC. Même pour les conducteurs qui rechargent régulièrement et utilisent fréquemment le mode électrique, la capacité de la batterie reste à environ 85 % après 200 000 kilomètres. L’étude ne révèle pas de cas particulièrement préoccupants au sein de ces marques.
La situation est beaucoup plus critique chez Mitsubishi. Les batteries des modèles hybrides rechargeables japonais présentent une dégradation rapide, même avec un faible kilométrage. Dès 100 000 kilomètres, plus de 20 % de la capacité est perdue, et ce chiffre dépasse les 30 % pour les conducteurs qui roulent souvent en mode électrique. Mitsubishi obtient ainsi le score le plus bas de l’étude.
Face à ces disparités, l’ADAC conseille vivement aux acheteurs potentiels de véhicules hybrides rechargeables d’occasion de faire contrôler l’état de la batterie. L’organisation recommande les seuils suivants : au moins 92 % de capacité restante à 50 000 kilomètres, 88 % à 100 000 kilomètres et environ 80 % à 200 000 kilomètres.
En parallèle, l’ADAC rappelle les bonnes pratiques pour préserver la durée de vie de la batterie, similaires à celles recommandées pour les véhicules 100 % électriques : éviter de charger ou de décharger complètement la batterie de manière systématique, utiliser la recharge rapide avec modération et éviter les températures extrêmes ou les arrêts prolongés avec une batterie vide.
